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Voilà nos actualités et annonces d'évènements, classés de manière chronologique.

Actualités

synthèse des réunions publiques

Synthèse


 


 

MOBILITÉ – DÉPLACEMENTS – RÉSEAU

Attentes exprimées dans plusieurs réunions :

Aménager des pistes cyclables agréables et sécurisées

Remettre en service la ligne de chemin de fer

Relocaliser les services et commerces dans les villages (ou camions itinérants)

Développer et inciter au co-voiturage

Généraliser le transport des enfants à l’école en collectif

Etudier la solution télécabines

Redévelopper la traction animale


 

Attentes spécifiques :

Protéger les zones forestières pour éviter de nouvelles routes

Utiliser le ferroviaire pour le transport du bois

Avoir des transports en commun avec accessibilité PMR

Commande par internet avec livraison à domicile

Maintenir la 4G au lieu de la 5G

Utiliser les IA pour piloter les véhicules

Limiter les déplacements par une circulation alternée

Restaurer les anciennes voies de circulation (drailles, ponts)


 


 

B) ÉCONOMIE – TOURISME – EMPLOI

Attentes exprimées dans plusieurs réunions :

Redévelopper la filière agricole, créer des emplois dans le maraichage

Changer le type de tourisme :

éviter le développement des campings « captifs »

attirer des touristes intéressés par le territoire

proposer des activités culturelles et nature, en et hors saison estivale

Développer le télétravail avec les locaux collaboratifs adaptés

Réfléchir à l’accueil d’activités de « niches » : services et petites productions de pointe

Valoriser durablement la filière bois


 

Attentes spécifiques :

Valoriser les friches industrielles et les bâtiments disponibles

Verser un revenu aux femmes au foyer

Créer de petits centres de formation locaux, intégrer les personnes en situation de précarité

Mettre à disposition des ateliers collaboratifs avec des moyens techniques


 


 

C) URBANISME – OCCUPATION DES SOLS

Attentes exprimées dans plusieurs réunions :

Réhabiliter, aménager les logements vides

Végétaliser les zones urbaines

Eteindre / limiter l’éclairage la nuit

Dés-imperméabiliser les parkings, les végétaliser, y mettre des Panneaux PV

Récupérer et stocker l’eau des toits

Limiter au maximum les nouvelles constructions,

les réserver aux zones non forestières et non exploitables en agricole

Utiliser la géothermie pour chauffage et climatisation

Étendre et généraliser les aides pour les PV et la gestion de l’eau


 

Attentes spécifiques

Créer des bassins en ville (en remplacement des piscines)

Densifier l’occupation des sols

Ombrager les rues (arbres fruitiers, toiles)

Proscrire les murs de clôture maçonnés pour permettre la circulation de la petite faune

Intégrer l’obligation de PV et stockage d’eau pour le permis de construire

Valoriser le patrimoine de vieilles constructions traditionnelles


 


 

D) AGRICULTURE – FORET – ENVIRONNEMENT - EAU

Attentes exprimées dans plusieurs réunions :

Développer l’agriculture de maraichage sur de petites surfaces pour :

plus d’autonomie locale

limiter les besoins en eau

améliorer la qualité des sols

Proscrire les cultures de produits non consommables sur le territoire

Privilégier d’autre cultures moins gourmades en eau

Accompagner les agriculteurs pour cette transition

Développer l’agro pastoralisme pour l’entretien des forêts

Disposer d’un abattoir de proximité et de laboratoires de transformation

Faciliter la vente aux producteurs locaux (achat par GD ?, maison des producteurs)

Entretenir et réutiliser les anciens aménagements pour l’eau (drailles, retenues collinaires, levées)

Généraliser la captation de l’eau sur les toits

Gérer le barrage de Sénéchas de manière plus adaptée


 

Attentes spécifiques

Taxer les producteurs « non-bio » au lieu des bio

Avoir une gestion des forêts moins axée sur la rentabilité financière

Éliminer progressivement les forets de pins et les remplacer par des feuillus

Laisser des végétaux en décomposition pour enrichir la terre (forets et engrais verts)

Recréer des haies bocagères

Encourager les jardins particuliers

Favoriser l’approvisionnement des grandes surfaces par du local

Orienter les invendus des marchés vers le recycleries

Proposer des cuisines collectives partagées et des ateliers cuisine

Proscrire toute pratique culturale dégradant les sols

Que les collectivités locales développent le maraichage pour leurs besoins

Réfléchir avec l’Ecole de Mines sur de nouvelles ressources bois

Sécuriser les installations de jeunes agriculteurs (accompagnement 1ères années, revenu minimum)

Favoriser le compostage pour tous types de déchets

Établir une répartition plus équitable des droits de pompage

Mettre en place des procédés de réutilisation des eaux usées

Lever les blocages et freins administratifs à l’installation des petites exploitations

Revaloriser le travail de la terre et les métiers associés


 


 


 

énergie : aide pour panneau PV

agriculture : sécuriser les jeunes agriculteurs

urbanisme :limiter les nouvelles constructions, rénover


 

Actualités

Compte rendu des réunions publiques “je rêve mon territoire…”

Compilation des notes recueillies lors des
consultations publiques au sujet du SCoT

Lieux :

Molières sur Cèze – Meyrannes, 24/05/2024

St Ambroix – St Brès, 25/05/2024

Barjac, 5/06/2024

St Privat de Champclos, 6/06/2024

St Victor de Malcap – St Denis, 15/06/2024

Méjannes le Clap – Tharaux – Rochegude – Rivières, 18/06/2024

Potelières – Allègre les Fumades – Navacelles, 27/06/2024

Bessèges – Robiac Rochessadoule – Peyremale – Bordezac, 28/06/2024

Gagnières – Courry, 5/07/2024



 

4 THEMES

MOBILITÉ – DÉPLACEMENTS – RÉSEAU

1) Molières sur Cèze – Meyrannes

Ne pas créer des voies de circulation sur les montagnes.

Revoir la Micheline (sur la voie ferrée), c’était économique

Avoir des pistes cyclables, réhabiliter les déplacements en vélo, par exemple les enfants pour aller à l’école. Établir un réseau inter-cités de déplacement doux sécurisé.

Rapprocher le travail et les commerces du centre-ville.

Revoir le bois expédié depuis Gardanne être acheminé par le rail (développer le fret ferroviaire).

2) St Ambroix – St Brès

Relocaliser des services sur place et développer les transports collectifs (co-voiturage, aires d’autostop, auto-partage,…).

Je rêve qu’il y ait suffisamment de pistes cyclables et que les enfants aillent à l’école en vélo. C’est aberrant le nombre de voitures qui attendent à la sortie des écoles.

Avant le vélo c’était quelque chose de courant. Peut-être faut-il commencer par changer la mentalité des gens ? Ils entreraient en voiture dans les commerces si c’était possible.

Le train va se mettre en place par étapes. D’abord Alès-St Ambroix.

Il y des gens qui ne prennent pas le bus parce qu’en perte de mobilité. Il faudrait des transports accessibles aux personnes à mobilité réduite.

3) Barjac

En 2040 je me voie avec un déambulateur ! On se déplacera en chaise à porteur !

Avoir des navettes entre les villages aux heures de trajets-travail (entre 7h et 9h et entre 16h et 18h).

Pratiquer le co-voiturage – avoir des aires de covoiturage abritées de la pluie, du soleil, etc.. Instituer une obligation d’arrêt aux aires de co-voiturage dès 2030.

Travailler la solidarité au niveau des quartiers : développer des systèmes d’entraide permettant d’aller faire ses courses à plusieurs et de charger ses commissions dans le coffre (port de charges lourdes).

Rapprocher les emplois, les commerces et les services de santé des villages. Repenser tout de proximité. Le territoire est immense et manque de cohérence : trop hétérogène -> revenir au découpage qui existait antérieurement ? -> revenir à 3 pôle urbains ?

Créer un téléphérique pour relier les communes entre elles.

4) St Privat de Champclos

Développer la mobilité douce : il y a d’anciens chemins qui pourraient être réhabilités.

On a un bus scolaire qui passe 3 fois matin et soir (lycée, collège et écoles primaires). Il est quasiment vide alors que devant l’école primaire on voit des tas de voitures. Mieux utiliser les transports scolaires -> sensibiliser les enfants. Augmenter les arrêts de bus sur les lignes régulières (ligne Barjac – Avignon)

Multiplier les réseaux de mobilité douce. Utiliser des voitures électriques.

Avoir des aides globales pour installer des panneaux photovoltaïques (augmenter les aides).

5) St Victor de Malcap – St Denis

Si on veut se déplacer sans voiture, il faut se déplacer autrement, avec des routes moins dangereuses. Il faudrait plus de voies vertes et y autoriser la traction animale : cheval, âne.

Comment faire pour se déplacer moins : anticiper ses déplacements. Faire ses courses et travailler local (relocaliser les services).

S’approvisionner par internet : la livraison à domicile peut être une réponse à la création d’une société immobile.

Liberté de vie : voir Ali/captation St Victor

6) Méjannes le Clap – Tharaux – Rochegude – Rivières

En 2040 la voiture est électrique. On a un réseau de déplacement doux (j’ai peur en vélo sur les routes).

Il y aura des navettes gratuites pour les personnes âgée à la demande (faire des courses, se déplacer à Alès, aller à Allègre les Fumades,…).

Bientôt la 5G va arriver, tout le monde va devoir changer son téléphone, la 3G va être supprimée. La pollution électromagnétique va nuire aux insectes. Il faut couper le wifi la nuit. Il faut se contenter de la 4G, éviter la 5G. Garder la téléphonie fixe.

Mettre en place la voiture partagée dans les petites villes. Recourir au co-voiturage. Mettre en place des navettes électriques de proximité.

En 2040 il n’y aura plus de conducteur dans les voitures ! L’intelligence artificielle va se développer : Mistral AI est une IA open source pour le bénéfice de tous.

Développer les camions itinérants qui viennent dans les villages et offrent différents services.

7) Potelières – Allègre les Fumades – Navacelles

En 2040 y’a plus de route. On se déplace en hélicoptères – taxidrones. Démolition des routes -> désimperméabilisation des sols, baisses de température. Le vélo reste un des moyens de transport.

Pour Potelières le centre névralgique c’est St Ambroix, or les services de St Ambroix disparaissent progressivement. De plus en plus il faut aller sur Alès.

Le prix des terrains amène les gens à s’éloigner des bassins d’emploi et à venir habiter par ici. D’où des déplacements en voiture. Il faudrait des aides de l’état pour permettre aux salariés de se déplacer à l’aide de ramassages collectifs. Le problème c’est que les gens veulent des solutions individuelles.

En ville les gens sont obligés de recourir aux transports en commun (manque de stationnement, prix du stationnement,…). Ici on restera tributaire de la voiture.

Retour de la traction animale.

8) Bessèges – Robiac Rochessadoule – Peyremale – Bordezac

Il faudrait qu’on soit tous concentrés dans une même zone pour éviter les déplacements !

On se déplacera à pied, à vélo. Ça serait bien qu’elles soient goudronnées ces pistes cyclables pour ne pas abimer les vélos !

On peut imaginer des héliports pilotés par IA qui nous transporteront de manière individuelles. Avec des drones propulsés à l’hydrogène.

On peut imaginer plus simplement développer le covoiturage. Mais c’est pas si simple, moi quand je me déplace j’ai pas envie de (contraintes).

Imaginer une circulation alternée.

Avoir des minibus autonomes. Oui mais c’est pas rentable, on va pas mettre un minibus entre Gagnières et Bordezac pour deux personnes !

Aménager une voie verte à la place de la voie ferrée. Imaginer de développer un transport par téléphérique.

Attention à garder et aménager un cadre de vie agréable en 2040 -> Cultiver une qualité de vie locale.

9) Gagnières – Courry

Il faudra plus de transports en commun : trains, bus, bus-navettes.

Revenir au vélo, mais tout le monde ne peux pas faire en vélo

C’est pas normal de se déplacer pour tout : relocaliser les services principaux, peut-être redévelopper des services itinérants (exemple d’un opticien itinérant sur Avignon). Il y a aussi le bus informatique de la Communauté de communes qui circule. Relocaliser au maximum les services et les commerces, organiser une société où l’on a tout (maillage).

La société de consommation s’est développée pendant des années. Ça va pas être simple de revenir à plus de frugalité.



 

ÉCONOMIE – TOURISME – EMPLOI

1) Molières sur Cèze – Meyrannes

Déséquilibre entre la surface disponible et le nombre d’exploitants agricoles (5% de la population active). Manque d’emploi dans l’agriculture (pénibilité du travail agricole).

Pb des débouchés pour les agriculteurs – pb de pouvoir d’achat qui conduit les gens à faire leurs achats en grande surface.

Créer un ou des ateliers de transformation de la production locale.

Avoir tout ce qu’il faut sur le village (commerces) -> développer le commerce de proximité, ou aussi les commerces itinérants. Question de la disponibilité des locaux

Il faudrait que les grandes friches industrielles sur Bessèges reprennent vie

2) St Ambroix – St Brès

Il faut peut-être changer de tourisme, ou changer le tourisme existant (pour un tourisme plus responsable, qui s’implique dans la vie des villages au lieu de rester enfermé dans les campings).

Développer un tourisme hors saison. Proposer aux touristes d’autres activités plus respectueuses du patrimoine culturel et naturel.

En 2040 le télétravail sera plus développé pour les métiers qui le permettent. Le reste des emplois serait de l’emploi local, donc avec moins de déplacements par la route. Par exemple en économie : développer la filière bois, exploiter nos forêts quitte à changer les espèces végétales.

3) Barjac

Développer un écotourisme (des gens qui voyagent différemment, qui aime la nature, …). Restreindre le tourisme de masse.

Rééquilibrer le poids de l’agriculture sur le territoire et faire en sorte de nourrir plus la population locale.

Lier les emplois, le tourisme et l’agriculture. Développer les emplois locaux, redonner une compétence économique aux communes. Pour le tourisme aussi, il faut des infrastructures culturelles, sportives, etc..

Développer l’installation de jeunes agriculteurs en sécurisant leurs revenus (emploi salarié ou système d’assurance pour les indépendants, trésorerie de démarrage qui couvre deux années d’exploitation, …).

Le tourisme coûte : adduction d’eau, station d’épuration,… et c’est un coût supporté par la population permanente.

Développer des emplois diversifiés, pas seulement le tourisme.

4) St Privat de Champclos

Le tourisme est le principal pourvoyeur pour l’économie locale. Développer un tourisme de qualité respectueux de l’environnement, plus proche de la population. Développer des activités à proposer, culturelles, liées à la nature… Développer les ailes de saison avec des restaurants ouverts toute l’année.

En parallèle développer l’économie agricole.

Avec l’arrivée de la fibre on peut avoir des emplois qui se développent.

5) St Victor de Malcap – St Denis

Il faudrait que les femmes qui ne travaillent pas pour s’occuper de leurs enfants aient un revenu minimal de remplacement.

Les campings devraient permettre tous les types d’hébergement et pas seulement en mobil home.

Il faudrait développer un tourisme durable (pas de climatisation à longueur de journée, moins de piscines,…).

Développer des petits centres de formation locaux, recrutant des gens en situation de précarité, des chômeurs. Développer des emplois locaux.

Avoir une réflexion globale sur l’installation de petits agriculteurs sur des surfaces non constructibles avec des baux précaires mais en faisant en sorte que si le terrain devient constructible on recherchera d’autres surfaces ailleurs.

En 2040 il faudra apprendre à vivre sans croissance.

Il faudrait que le tourisme soit proportionnel à la population résidente, pour éviter l’engorgement (cf. Venise), équilibré par rapport à la disponibilité des ressources.

Il faut anticiper pour avoir en 2040 les animaux qui permettront de revenir à la traction animale, aux engrais naturels (excréments, méthanisation,…). Redéfinir globalement l’organisation du territoire afin d’avoir des champs permettant de nourrir le bétail et les animaux de trait.

6) Méjannes le Clap – Tharaux – Rochegude – Rivières

Développer le tourisme vert, un tourisme écoresponsable, plus prévoir des équipements adaptés pour faire des économies d’eau. Redévelopper la sériciculture, retrouver la culture du murier.

Développer le maraîchage.

Est-ce qu’on continue de travailler loin ou est-ce que l’on investit pour importer des emplois sur le territoire ? Développer le télétravail -> créer des espaces de coworking dans les communes.

7) Potelières – Allègre les Fumades – Navacelles

Pour faire venir des entreprises ici c’est difficile. Qu’est-ce qui va venir : des gros groupes comme Amazon que tout le monde rejette ?

On ne communique pas assez vers les industries de pointe. Il y a des petites entreprises qui pourraient s’implanter ici grâce à internet.

Se développer dans le domaine des services plus que dans le secteur industriel. On a trop favorisé le tourisme et on commence à s’en rendre compte. Est-ce que le tourisme a vraiment des retombées sur le territoire ?

Est-ce que du tourisme style Cap Sun est intéressant ? Ça laisse peu de chose au gens d’ici. Le jour où la mairie d’Allègre les Fumades organise un spectacle au théâtre de verdure, le camping organise une manifestation de son côté.

Il faut trouver des activités de niche.

8) Bessèges – Robiac Rochessadoule – Peyremale – Bordezac

On peut attirer des gens qui sont en télétravail avec des espaces de coworking ultra accueillants avec piscine, salon, Internet, etc.. On a des espaces industriels désaffectés sur lesquels on peut construire des fablabs, etc..

Avoir des ateliers communs, coopératifs, où on partage des outils et de l’entraide.

On n’est pas en Ardèche avec une grosse rivière qui attire beaucoup de monde. Développer le vélo tourisme. Pour ça développer des infrastructures d’hébergement, des pistes cyclables. Il serait bon d’analyser le potentiel touristique du territoire et de le développer.

Limiter drastiquement les constructions nouvelles qui défigurent le paysage. Rénover avant de construire. Réhabiliter les constructions traditionnelles cévenoles afin de valoriser le patrimoine architectural.

9) Gagnières – Courry

Le télétravail va se développer, mais la production ne peut pas se faire en télétravail !

Je pense qu’on a la possibilité de produire des richesses : valorisation du bois (bois énergie, bois de construction), de la résine des résineux, petites unités locales de production d’énergie.

Développer un tourisme respectant notre cadre de vie authentique en valorisant celui-ci. Il va y avoir un conflit d’usage terrible avec les grands groupes de camping. Il faut un tourisme intelligent qui respecte notre cadre de vie, notre culture, la nature.

Je suis étonnée qu’on ne trouve pas plus de projets de développement des énergies nouvelles. Il faudrait peut-être qu’il y ait des techniciens conseils qui se déplacent chez les gens pour les conseiller. O. Martin annonce qu’un service mobile itinérant de conseil, remplaçant les différents services qui existe actuellement, va être mis en place au 1er janvier 2025 par le Communauté de commune.

Un projet d’intermodalité avec la voie de chemin de fer est prévu avec des rabattements sur les villages. Écouter la bande avec Ali (10 M€) ?

Faire en sorte que le pays ne devienne pas un parc de résidences secondaires pour des personnes privilégiées, faire que les locaux ne rencontrent pas de problème pour trouver à se loger,…

Il faut signaler qu’ici à Gagnières on a le petit théâtre Berthe qui vient d’ouvrir (développement culturel local).

Être derrière les jeunes pour les aider à prendre des responsabilités dans la vie locale et valoriser le bénévolat afin de redonner du sens à la convivialité.



 

URBANISME – OCCUPATION DE L’ESPACE

1) Molières sur Cèze – Meyrannes

Réinvestir les logements vides, les réaménager.

Pourquoi ne pas végétaliser les villes / villages ? Rendre les sols perméables ? Diminuer la consommation d’eau et récupérer l’eau de pluie qui tombe sur les surfaces bâties. Planter des arbres à eau (imaginer une captation de l’eau pour la réinsérer dans les sols).

Diminuer la consommation énergétique : éteindre l’éclairage public la nuit.

S’il y avait du travail, les gens viendraient. Idem par rapport aux transports en commun

2) St Ambroix – St Brès

Ça fait mal de voir qu’il se construit des logements neufs alors qu’on a 14 % de logements vacants. Le problème c’est que ces logements sont souvent insalubres et que ce sont des passoires thermiques. Il faudrait engager une politique globale de réhabilitation des logements situés dans les centres anciens des agglomérations de la communauté de communes.

Pour moi la température va augmenter de plus de 2°C.

Il faudrait plus d’arbres et moins de parkings de supermarchés, plus de ferroutage. Développer aussi des zones piétonnes dans les villes et villages.

Désimperméabiliser les sols, les parkings,… Végétaliser les villes. Couvrir les parkings des supermarchés de panneaux solaires.

Éteindre les lampadaires la nuit.

Laisser 1/3 des jardins pousser de manière sauvage afin de rétablir des couloirs de biodiversité. Ne pas arracher les petites herbes dans les rues pour les riverains qui le souhaitent et éventuellement avoir un plan d’éducation à la nature sauvage dans les rues avec un recensement du vivant (cf. Vigie-Nature).

3) Barjac

Les logements vacants sont essentiellement sur Bessèges, Molières et St Ambroix qui sont des anciennes agglomérations minières.

À l’avenir développer un habitat partagé, un habitat inclusif et moins d’habitat individuel.

Concevoir des lieux publics qui soient des lieux de secours : fontaines publiques, piscines partagées, salles de fraicheur (églises, salle du château,…). Avoir des bancs sous les tilleuls.

Construire en sous-sol pour profiter de l’inertie thermique des sols (exemple des puits canadiens).

4) St Privat de Champclos

Dans toutes les vieilles maisons il y avait des citernes qui récupéraient l’eau de pluie. On pourrait utiliser des pompes pour réinjecter cette eau dans le réseau.

Meilleure isolation des bâtiments, végétalisation des villes et villages, blanchir les toits, utiliser des tuile solaires (problème du coût).

Désimperméabiliser les sols des rues. Récupérer l’eau des toits et la réintroduire dans le sol.

Développer les puits canadiens, à travers les réseaux existant (égout par ex.).

5) St Victor de Malcap – St Denis

Finalement arriver à fixer la population sur des territoires plus ruraux avec du travail sur place.

Végétaliser les espaces urbains. Planter des arbres fruitiers en ville. Arrêter de vouloir tout le temps enlever les herbes des espaces urbains.

Je verrais bien autour des villages la préservation d’espaces agricoles permettant de nourrir la population et d’aller vers une autosuffisance alimentaire. S’inspirer de l’exemple d’Incroyable Comestibles qui vise à développer des bacs à légumes en ville.

Désimperméabiliser les sols des parkings et espaces publics.

6) Méjannes le Clap – Tharaux – Rochegude – Rivières

Développer la végétation en ville (végétalisation).

Avoir des piscines partagées. Avoir des piscines partagée de village mais à quels coûts ? Ici la piscine est départementale mais chaque année se pose la question de continuer à l’ouvrir.

Densifier l’occupation des sols. Dans les PLU, le taux d’occupation des sols a été déréglementé. Voir Ali/captation vidéo

Développer des bassins en ville où l’on peut se tremper les pieds, se rafraichir, sans avoir l’obligation d’un maître-nageur. Construire des murs d’eau. Mais plutôt que de créer des piscines, pourquoi pas aménager les berges de la Cèze ?

7) Potelières – Allègre les Fumades – Navacelles

En 2040 je me vois vivre sous un arbre avec un apéro !

Dans les villes il y aura des toiles au-dessus des rues comme en Espagne, des toits verts (végétalisés), un maximum d’espaces désimperméabilisés.

Il faudra décaler les rythmes sur le matin très tôt et la nuit (école de 5h du matin à midi par ex.).

Faire des grands bassins de rétention pour récupérer l’eau de pluie et arroser les espaces verts qui feront de l’ombre en été.

Coupler panneaux photos voltaïque et récupération d’eau de pluie.

Développer l’utilisation de grosses poches de récupération des eaux de pluie. La réinjecter dans les sanitaires pour les wc, machine à laver, etc.. Recycler l’eau utilisée (les eaux grises).

Question des seuils sur les cours d’eau : permettent de maintenir l’eau dans les puits.

Retenir l’eau le plus possible, par tous les moyens.

8) Bessèges – Robiac Rochessadoule – Peyremale – Bordezac

Faire des maisons plutôt dans des zones non agricole, dans les hauteurs. Inconvénient ça coûte cher de viabiliser les zones forestières + risque incendies.

On n’a pas besoin de construire sur des zones nouvelles. Profiter de l’artificialisation existante pour l’améliorer (utiliser le potentiel construit). Augmentation de la population en 2050 : 10%.

Mais réhabiliter les bâtiments qui existent en ville ? Le problème c’est que ce sont des immeubles construits au 19e / 20e siècle et qui sont très difficile à rénover, techniquement et juridiquement. De plus la mairie n’a pas les moyens de le prendre en charge.

J’imagine des agglomérations avec des routes autour et à l’intérieur des circulations piétonnes, avec de la verdure.

Michel : utiliser la géothermie permise par les anciennes mines… les égouts aussi, pour se chauffer ou climatiser.

Développer le petit commerce : changer de comportement, cesser d’aller dans les supermarchés à St Ambroix, d’ailleurs, parce que c’est moins cher qu’à Bessèges (couper la route de St Ambroix !).

9) Gagnières – Courry

On est dans une région de moyenne montagne et à partir des années 70 on a commencé à urbaniser : arrachage des vignes, constructions sur des terres nourricières, etc.. Il faut arrêter le création de zones pavillonnaires.

Mettre dans les PLU de ne plus construire des murs de clôture en moellons : piquets en bois de châtaigniers, clôtures à maille large pour laisser passer les petits animaux,…

Combler les dents creuses ou urbaniser les coteaux pour conserver les zones agricoles.

Prévoir le débroussaillage par des animaux (puisqu’on ne peut plus utiliser des désherbants).

Végétaliser les places, les rues, voire les toits. Planter des arbres fruitiers pour que tout le monde en profite,… Désimperméabiliser les villes : enrobés perméables par ex.. Utiliser des murs en pierres sèches. Construire des citernes partout.

Michel : récupérer l’eau des panneaux solaires pour la consommer ou la réintroduire dans les sols. Construire des panneaux solaires au-dessus des routes.



 

AGRICULTURE – FORÊT – ENVIRONNEMENT – EAU

1) Molières sur Cèze – Meyrannes

Développer l’agriculture vivrière. Il y a des solutions sur des petites surfaces de maraîchage qui se révèlent très productives. Mettre en place un système de « sécurité sociale » pour garantir les revenus des maraîchers parce que les aléas climatiques font fluctuer leurs productions. Créer des petits marchés locaux adaptés aux horaires de travail des salariés. Développer des ateliers cuisine destinés aux adultes et aux enfants pour leur apprendre à cuisiner les produits locaux.

Qu’il y ait une meilleure répartition des droits d’eau entre la plaine de St Jean de Maruéjols et la Cèze amont. Problème du barrage de Sénéchas qui n’est pas curé depuis 50 ans (7 mètres de boues), ce qui permettrait un meilleur usage du barrage et de la ressource en eau.

Créer des troupeaux publics de moutons pour débroussailler les bords de routes et les espaces privés et publics (nouveau service public dans le cadre du partage et de la solidarité). Réintroduire des chevaux de trait. Mettre en place le compostage, le tri des déchets et emballages dans le cadre d’une économie circulaire (voir travail sur le tri de l’école de Meyrannes exposé en mairie).

2) St Ambroix – St Brès

Mieux stocker l’eau : barrages, mini-barrages (seuils). Avoir une meilleure gestion de l’eau disponible (optimisation de la gestion avec l’accord de la DDTM).

Changer les modes de culture afin que la terre retienne mieux l’eau et se comporte comme une éponge (voir exemple de Louis Julian).

En résumé, revoir notre politique de l’eau.

Accompagner les exploitants agricoles pour qu’ils puissent changer de pratique. Avoir plus de petites parcelles, moins d’intrants chimiques et soutenir les agriculteurs, notamment en garantissant leurs revenus.

Développer de nombreuses petites exploitations bio qui fournissent les populations à un niveau très local.

Au lieu de faire payer les exploitants bio pour avoir le label Bio, inverser la donne et faire payer les exploitants non bio !

3) Barjac

Allocation compensatrice sécheresse à rétablir pour l’élevage à Barjac. Repenser le modèle d’agriculture actuel et développer les filières pour assurer des débouchés aux producteurs de vin, de lentilles, aux éleveurs,…

Disposer d’un abattoir de proximité pour les éleveurs (préserver celui d’Alès).

Il y a 1 200 ha de forêt communale sur Barjac. Peu de résineux. C’est une forêt parcourue par de nombreux pratiquants : spéléo, randonneurs, chasseurs, etc.. Elle fait l’objet de coupes attribuées par la commune, elle est entretenue et de mémoire de barjacois(e), il n’y a pas eu de feux dans cette forêt.

Avoir une utilisation plus raisonnée de l’eau et plus optimisée : retraiter les eaux usées, faire de vastes citernes pour récupérer les eaux qui ruissellent. Développer les réseaux intérieurs d’eaux « utiles » (toilettes, machines à laver,…).

Ne pas considérer que l’eau est une ressource inépuisable et développer un usage raisonné de la ressource.

Faire en sorte que les forêts, l’environnement soit gérés de manière plus ouverte, plus transparente (contre-exemple des mégabassines).

4) St Privat de Champclos

Il faudrait que l’agriculture s’occupe plus des produits à consommer sur place et qui consomment moins d’eau. Il faut faire la rotation des cultures. Il faut continuer à cultiver oléagineux, protéagineux, céréales, maïs pour nourrir les animaux…

Que chacun plante un jardin (tous ceux qui peuvent). Réapprendre à cuisiner, faire des bocaux plutôt que congeler. Développer des jardins partagés. Développer des petites parcelles maraîchères permettant de nourrir la populations locale -> lever les obstacles administratifs.

Récupérer les invendus des marchés et les redistribuer dans des recycleries.

Développer une gestion plus raisonnée de la production agricole et promouvoir un changement de la mentalité générale.

Imaginer dans le cadre de cette agriculture des cuisines collectives au bois.

5) St Victor de Malcap – St Denis

Développer les feuillus dans nos forêts, restaurer la forêt méditerranéenne avec un autre type de pins (restreindre les pins maritimes). Réimplanter des muriers et redévelopper la production de la soie.

Développer l’agropastoralisme pour entretenir les forêts.

Laisser les branchages sur place lors des chantiers de déboisement, éventuellement broyer les branches et laisser le broyat sur place.

Arrêter les semenciers.

Adopter une autre gestion de l’eau : la retenir, l’aider à pénétrer dans les sols, recueillir l’eau de ruissellement des toits, des zones imperméabilisées.

Arrêter la culture du maïs !

Changer de politique culturale et favoriser l’utilisation des engrais verts.

6) Méjannes le Clap – Tharaux – Rochegude – Rivières

Pas de bassines ! On pourrait peut-être rendre obligatoire la récupération de l’eau de nos toits. Ça ça pourrait être intégré au PLU.

Développer une agriculture « naturelle ». Discussion sur la jachère, utile ou pas ?

L’agriculture locale n’est pas adaptée à l’évolution du climat, c’est une agriculture semencière. En 2040 il faudrait développer une agriculture maraîchère. Du point de vue économique, l’agriculture bio locale ça coûte moins cher.

En 2040 il faut un gouvernement qui aide à ça, qui informe, qui facilite (ex. de la commune de Barjac et sa cantine).

Je rêve d’avoir une autre gestion des forêts, moins commerciale. Moins de coupes à blanc, des coupes destinées à protéger la forêt.

Implanter d’autres essences que les résineux. Beaucoup plus d’arbres fruitiers. Désimperméabiliser les villes, implanter des arbres fruitiers, végétaliser les rues. Moins de revêtements dans les rues.

7) Potelières – Allègre les Fumades – Navacelles

Développer les synergies avec l’école des Mines : extraction d’essence de térébenthine par exemple à partir des pins de Salzman. À développer afin de mieux exploiter la ressource forestière.

Sur Bessèges et Bordezac l’ONF ne replante rien suite à l’incendie afin de voir ce qui repousse dans les conditions climatiques actuelles.

Il paraît qu’on va manger des insectes ! Donc en élever dans les sous-bois et s’en servir pour nourrir les animaux domestiques ?

Avec les nouvelles techniques de compostage, tout peut être composté !

On a beaucoup de terres agricoles et peu d’agriculteurs.

Changer de cultures. Le pois chiche demande peu de travail et est peu gourmand en eau.

Que chacun ait sa petite retenue d’eau et cultive un jardin. Développer le recueil de l’eau de pluie et le rendre obligatoire pour les constructions nouvelles -> cuves enterrées. Avoir une incitation ou des aides pour cela.

Eau chaude sanitaire : rendre obligatoire l’utilisation de panneaux thermiques dans nos régions. Il y a des « frontières » administratives entre les territoires qui manquent de cohérence.

8) Bessèges – Robiac Rochessadoule – Peyremale – Bordezac

Il faudrait supprimer les forêts de pins qui acidifient les sols et empêchent la création d’humus.

Y a-t-il des études qui sont faites sur les espèces adaptées au réchauffement climatique ? L’incendie de Porte a été suivi d’un gros travail de réflexion à l’époque, qui n’a pas été poursuivi…

Il faut une gestion de la forêt et des sols. Mais pour ça il faut que les politiques écoutent ! Il faut une vraie synergie entre les politiques menées et les expertises existantes.

Avoir des aides suffisantes pour que chaque famille ou foyer puisse bénéficier d’un récupérateur d’eau.

Inciter les propriétaires à faire des bancels (incitations fiscales) et inciter financièrement les agriculteurs à retenir l’eau.

Les mairies ont la possibilité de définir leur politique avec l’ONF. Il y a toute une réflexion du Parc National actuellement pour mieux développer les forêts. Mais il faut arrêter de considérer la forêt comme une ressource financière !

9) Gagnières – Courry

On ne mangera que des graines en 2040 ! Et des insectes…

Il faut faire en sorte que le sol stocke l’eau, ce qui n’est pas possible avec les techniques culturales d’aujourd’hui. Recréer des haies bocagères, des zones humides, etc..

Par rapport aux réserves de substitution, pluralités de solutions : accompagner les agriculteurs pour qu’il fasse la transition vers une agriculture plus vertueuse, développer les économies d’eau, optimiser la gestion du barrage de Sénéchas.

Favoriser l’approvisionnement des supermarchés par les agriculteurs locaux (créer un mini-Rungis) et développer l’installation de jeunes agriculteurs, favoriser la transmission des terres par les agriculteurs âgés, favoriser la transition des cultures vers une agriculture vivrière. Mais ça veut dire qu’il faut que les collectivités locales mettent la main à la poche.

Sur la question des bassines : il faut sortir par le haut de cette histoire, en faisant preuve d’intelligence.

En 2040 on aura revalorisé les métiers manuels notamment pour l’agriculture (Thierry).

Conditionner la délivrance du permis de construire à la présence de récupérateur d’eau de pluie.

Il faut que les collectivités publiques soient incitatives, aidantes, etc. mais il faut voir qu’aujourd’hui ce sont les intérêts individuels qui priment, il n’y a plus de sens du collectif. Il faut donc inciter à plus de solidarité.

Michel : personne ne cite les possibilités offertes par la géothermie qui pourrait être développée grâce au puits de mines présent sur le territoire.

On a un recensement des terres agricoles qui pourraient être cultivées.

On pourrait se dire qu’on arrête de consommer les énergies fossiles progressivement. Moi personnellement je vis sans eau sans électricité en autosuffisance, bientôt en autosuffisance alimentaire.

En matière d’infrastructures, il faudrait créer des liaisons vers les petits villages autour de Gagnières ou de Bessèges, en réutilisant les anciennes drailles, les anciens ponts, etc..



 

ET DANS 50 ANS ?

1) Molières sur Cèze – Meyrannes

Une société immobile (plus besoin de se déplacer) ?

Plus de choses réparées ou recyclées

Le territoire est innovant, notamment dans le domaine du compostage (cf. programme d’AB Cèze victime de son succès)

Sensibilisation des jeunes (collège A. Coussens, école de Méjannes le Clap)

3) Barjac

DE MANIÈRE GLOBALE, qu’est-ce qui va bien actuellement ?

La Mairie de Barjac ne va pas trop mal : elle a acheté du terrain sur lequel elle va planter des fruitiers, presque en plein cœur de Barjac.

Il faut une autre gestion du barrage de Sénéchas afin d’en faire la mégabassine nécessaire pour les agriculteurs.

9) Gagnières – Courry

Projet territoire de santé : c’est en cours d’élaboration ; lundi un médecin remplaçant arrive sur le territoire pour les remplacements d’été ; projet de bus itinérant médicalisé avec possibilité de faire appel à un médecin junior ; il faut savoir qu’une infirmières en pratique avancée économise jusqu’à 10-15 consultations par jour pour un médecin.



 

Actualités

Fiche de synthèse sur l’Eau

Fiche de synthèse sur l’Eau
Établie par TEECC
à l’usage de la Communauté de Communes Cèze-Cévennes

 Thème : Environnement-urbanisme-agriculture

 

Constats

L’eau est un sujet central dans la réflexion sur le devenir du territoire. Ces dernières années, le réchauffement climatique provoque des aléas inattendus, sécheresses à répétition et précipitations de plus en plus fortes sur des périodes de temps réduites (voir encart sur le climat).

Lors de ces précipitations, une grande partie de l’eau qui tombe n’est plus retenue et est renvoyée directement à la mer et en plus, cela crée des situations de crues très rapides. Imperméabilisation des zones urbanisées, terres agricoles exposées au rayonnement solaire qui se transforme en poterie, mauvais entretient des réseaux de fossés,...

Le printemps agricole débute de plus en plus tôt, avec des chaleurs inédites en hivers. La végétation reprends de plus en plus tôt dans l’année et donc capte l’eau qui n’arrive plus dans les nappes. Les mois de juin, juillet, août sont de plus en plus chaud et des problèmes sont donc de plus en plus apparent : sécheresses éclairs, manque d’eau potable, …  

Actuellement les retrait argileux dus à la sécheresse provoquent plus de dégâts matériels que les inondations que ce soit sur le bâti ou les voie carrossables (voir https://www.cerema.fr/fr/actualites/phenomene-retrait-gonflement-sols-argileux-rga-definitions ).

En septembre la végétation reprends avec les premières pluies et donc à nouveau impossibilité de rejoindre les nappes et le froid apparaît de plus en plus tard avec une mise en sommeil de cette végétation de plus en plus tardive. « Des arbres qui refleurissent en automne, qui perdent leurs fleurs au printemps à cause du gel tardif, ou en été à cause de la sécheresse... autant d'événements qui fatiguent les plantes. C’est l’accumulation de ces phénomènes exceptionnels qui épuisent la nature". Il y en a eu une vingtaine, hors saison chaude, ces cinq dernières années. "À force d’être perturbés dans leurs cycles, les végétaux finissent par mourir, car ils n'ont plus l’énergie de reprendre", rapporte Serge Zaka agro-climatologue. 

Le Gard se trouve très exposés à ces changements voir  https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/comprendre-le-changement-climatique-ressources/article/evenements-naturels-extremes?glossarise=2638 

 

Les impacts immédiats et prévisibles

 Depuis 2010 le territoire de Cèze Cévennes n’a connu que 2 années sans vigilance sécheresse en été. Sur le bassin de la Cèze, la période estivale est la plus tendue pour la ressource en eau car celle-ci est alors réduite par rapport aux besoins humains : agriculture, eau potable, industrie, tourisme et prélèvements particuliers. Ce manque d’eau en été va s’accentuer, les besoins allant en augmentation. 

Le déficit total sur le bassin atteint 1,29 millions de m3 par an entre juin et septembre. Source ABCèze.

 

Les pistes de réflexion

Une réimperméabilisation des sols à tous les étages (aires urbaines, terres agricoles, forêt, …) avec en point de mire éviter les ruissellements vers la mer mais également prévenir les risques d’inondations des zones habitées. De nouvelles pratiques de rétention de l’eau de pluie sont nécessaires ; voir le témoignage d"Olivier Hebrard Docteur en sciences de l’eau, expert en agroécologie, permaculture et sciences de l’eau (1 minute) : https://www.youtube.com/watch?v=OuLrV5ldKjI. Une réflexion doit s’engager sur  l’approche globale et les techniques à mettre en place afin de transformer les milieux en « éponge ». Il existe plusieurs stratégies à court, moyen et long terme :

Première piste : L’hydrologie régénérative par le Keyline Design

Keyline design : La keyline dénomme une caractéristique topographique spécifique liée à l'écoulement naturel de l'eau. La conception en keylines est un système de principes et de techniques de développement des paysages pour optimiser l'utilisation de leurs ressources : eau, ensoleillement, exposition, vent, flore et faune. Chaque paysage (espace agricole dans sa globalité) présente des particularités climatiques et topographiques. Le keyline design est à appliquer à chaque ferme ou terrain de façon personnalisée. Il est un des éléments à la base du design en permaculture. 

Avantages

Meilleure infiltration et répartition de l'eau --> limitation du ruissellement et donc du risque d'érosion. 

Gestion et régulation des excédents--> remplissage des nappes phréatiques. 

Meilleurs échanges air-eau avec les plantes, le sol et le sous-sol --> meilleure pénétration des racines qui en se décomposant créent de l'humus.

Voir https://permalab.fr/comment-infiltrer-et-stocker-leau/ 

 En résumé : 

Les keylines créent une zone de production qui favorise l'enracinement, qui maximise l'utilisation de l'eau, la vie et la régénération rapide du milieu en évitant les dégâts dus aux excès (chaleur, sécheresse et/ou inondations). 

https://wiki.tripleperformance.fr/wiki/Keyline_design 

 Étapes de mise en place :

Une société (Permalab) existe dans la Drôme qui fait des études et réalise de projets qui vont dans ce sens et voici en lien un phasage complet du processus sur une ferme andalouse de 350 ha https://permalab.fr/project/finca-el-rincon-andalousie/ et un projet sur exploitation viticole https://permalab.fr/project/domaine-tasquier-vidauban-83/ 

 Délais : 

Il semble que ce genre d’aménagements sur des parcelles privées soit très rapide à mettre en place 1 à 2 ans maximum. Sur le domaine public, cela dépendra de la volonté des pouvoirs publics ou des gestionnaires (ONF, PNC, …?) mais il est possible de porter ce genre de projet rapidement. 

Coûts : 

Un projet est en cours d’évaluation en Ardèche voir :  https://www.avenir-agricole-ardeche.fr/articles/10/03/2023/keyline-design-une-experimentation-en-ardeche-90043/  sur un terrain de 11 ha, le coût de mise en œuvre est de 68 788 €. C'est le coût total de ce projet. 

La moitié du financement est apporté par la compagnie nationale du Rhône (CNR) qui participe à hauteur d'environ 34 000 €, l'État apporte quant à lui une aide d'environ 10 000 € et le reste est apporté par Rhône Crussol, à hauteur d'environ 17 000 €. La part d'autofinancement pour l'agriculteur est de 6 000 €, ce qui correspond au temps de travail que Clément Damiens va devoir fournir pour mener à bien le projet mais aussi pour communiquer autour de cette expérimentation et des résultats.

Freins :

- Les surfaces des tranchées sont perdue pour les cultures mais des plantations alternatives dans les tranchées peuvent être mises en place. 

- Une perte de temps pour l’entretient des structures. 

- Convaincre les propriétaires privés de l’utilité de ces investissements.

Les exemples extérieurs

https://hydrologie-regenerative.fr/#definition 

https://www.gaec-de-montlahuc.fr/transition-climatique/keyline-design/ un exemple de villages qui s’y est mit.

https://hydrologie-regenerative.fr/quelques-exemples-pour-sinspirer/ photos de territoires 

https://permalab.fr/ une société qui fait cela en Drôme

Deuxième piste : Gestion des zones forestières du territoire et conservation de l’eau.

Nous avons 20 000 ha de foret sur de Cèze Cévennes, la forêt dans son ensemble est une source de rafraîchissement des températures ambiantes et également fait partie du cycle de l’eau et doit à tout prix être protégée. Une partie des communes du territoire à signé la Charte du Parce National des Cévennes voir : https://www.cevennes-parcnational.fr/sites/cevennes-parcnational.fr/files/atoms/files/la_charte_du_parc_national_des_cevennes.pdf  et le SCoT révisé devrait prendre en compte les recommandations de cette charte pour l’exploitation commerciale de cette forêt. Que ce soit pour les filières bois, touristiques ou agricole.

L’agroforesterie semble être une des solutions pour réduire les consommations d’eau, protéger les sol du rayonnement solaire par du couvert permet en effet de réduire les dégâts occasionnés par la surchauffe des sols (préservation de la biodiversité végétale et animale, de l’humidité des sol, …). Cette agroforesterie pourrait être accompagnée dans sa conception et mise en œuvre par le conseil scientifique du PNC.  L’Office Français de la Biodiversité pourrait également aider dans ce sens. Il semble en effet que le choix de arbres pour établir cette couverture soit d’une importance à ne pas négliger (fruitiers ? Chêne vert ? espèces non indigènes plus adaptées aux climats chaud ? ). les réponses ne sont pas évidentes .

En résumé :

Le réchauffement climatique crée des incertitudes : floraisons précoces, gels tardifs, pollinisateurs non actif au moment des floraisons, etc. Un lien vers un document de synthèse du ministère de l’agriculture https://agriculture.gouv.fr/sites/default/files/1602-ae-synthese-agroforesteriebd.pdf .

Le SCOT devrait prendre en compte ces incertitudes et établir des mécanismes qui permettent des adaptations des règles pendant sa validité.

Étapes de mise en place :

Le projet de plantation dépendra en grande partie des orientations agricoles de l’exploitation. En effet, les enjeux et les contraintes ne seront pas les mêmes selon qu’il s’agit d’élevage, de céréaliculture ou de viticulture. Un lien vers une fiche simplifiée de la mise en place de cette agroforesterie : https://transgal.projet-agroforesterie.net/pdf/Fiche11_Agroforesterie.pdf 

Délais :

Pour la mise en place, cela est rapide. Pour la fonctionnalité du système : 5 ans après la plantation des arbres en fonction du type d’arbre et pour sa rentabilité rendement bois, une quinzaine d’années.

Coûts : 

Voir https://afac-agroforesteries.fr/wp-content/uploads/2023/05/Bareme_2023_VF.pdf 

Haies : prix au mètre linéaire +- 18 euro avec un plan s’entretient sur les trois premières années  

plantation d’arbre intra parcelaire 50 arbres à l’ha :

TOTAL coût au plant (HT) En parcelle de culture 27,96 € 

TOTAL coût au plant (HT) En parcelle d’élevage 43,29 € (protection des arbres incluse)

Freins :

Retard de production

L’inconvénient le plus courant et le plus visible de l’agroforesterie est le retard de production. L’agroforesterie intègre les systèmes de culture et la flore forestière, comme les arbres et les buissons, contrairement à l’agriculture conventionnelle et à d’autres techniques agricoles respectueuses de l’environnement qui ne prennent en compte que les espèces cultivées. C’est pourquoi les avantages de cette approche ne peuvent être exploités que lorsque l’habitat agroforestier s’est entièrement développé, c’est-à-dire lorsque les arbres et les autres plantes de la forêt ont atteint leur maturité et que les conditions écologiques se sont stabilisées. 

Système à forte intensité de main-d’œuvre

Des connaissances suffisantes, une planification minutieuse et un entretien régulier des arbres sont nécessaires à la réussite d’un système agroforestier. Certains agriculteurs trouvent ennuyeux que la présence d’arbres ou de buissons parmi leurs cultures les empêche d’automatiser complètement le processus de production de l’exploitation. Cela nécessite un effort systématique qui varie en fonction du stade de croissance de l’arbre et un suivi fréquent. Dans leurs premières années, les petits arbres peuvent avoir besoin d’être irrigués et fertilisés. Ils doivent être régulièrement taillés et éclaircis au fur et à mesure qu’ils grandissent pour garantir une croissance saine et une bonne récolte.

Les exemples extérieurs

https://www.inrae.fr/actualites/systemes-cultures-viticoles-agroecologiques-testes-montpellier 

 

Troisième piste : gestion forestière en milieu urbain

Une gestion forestière en milieu urbain devrait être imaginée, des îlot boisés on en effet un impact positif sur les températures en milieu urbain mais également pourraient être imaginés avoir une fonction de « bassin d’orages » et capter les ruissellement.  Pour tout ce qui est des voie communales repenser à la réimplantation d’alignements d’arbres, ces alignements sont une protection  des sols avec 2 effets, ombrage et casser la force des vents qui en été peuvent avoir un impact fort sur asséchement de ces sols. En ville ces alignements sont une source de fraîcheur (jusqu’à -4°C et on un impact sur la qualité de l’air). 

Les forêts urbaines font partie intégrante des écosystèmes urbains, qui comprennent différents éléments (personnes, animaux, bâtiments, infrastructure, eau et air) interagissant pour avoir un impact significatif sur la qualité de la vie urbaine. Voir : https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/sites/cracc/files/fichiers/2020/03/Foret%20urbaine.pdf 

 En résumé : 

 Les forêts urbaines font partie intégrante des écosystèmes urbains, qui comprennent différents éléments (personnes, animaux, bâtiments, infrastructure, eau et air) interagissant pour avoir un impact significatif sur la qualité de la vie urbaine : atténuation du changement climatique, gestion et qualité de l’eau urbaine, qualité de l’air, biodiversité et espace urbain, gestion des sols (désimperméabilisation),  santé publique et bien-être (Acoustique, Qualité de vie, Santé)

Mais aussi : 

 

Étapes de mise en place :

Voir https://www.tdag.org.uk/uploads/4/2/8/0/4280686/tdag_tihl.french.pdf 

 La forêt urbaine peut être mise en œuvre à 3 niveaux sur une échelle urbaine :

− Niveau de la rue

− Niveau du voisinage/quartier

− Niveau de la ville

Parfois, cette forêt peut être mise en œuvre à l’échelle péri-urbaine

Délais : 

Temps estimé avant que la forêt urbaine ne prenne entièrement effet après sa mise en œuvre : 5 à 10 ans => en fonction de la croissance des plantes Cette valeur dépend directement des espèces et de leurs propriétés de croissance. La disponibilité en eau/irrigation, les conditions du sol, la maintenance, la présence d’insectes nuisibles, etc. sont d’autres paramètres à prendre en compte.

Coûts : 

Voir les coûts de l’agroforesterie au titre 5. 

 Freins : - coûts et volonté politique (intégration des citoyens dans le projet) 

- Présence d’insectes et de parasites indésirables, Multiplication des allergies, Espaces sombres pour se cacher, Risque de heurts et de dommages envers les personnes en cas de conditions venteuses fortes.

 Les exemples extérieurs

 Voir : https://permafforest.fr/blog/micro-foret/foret-urbaine-definition/ 

De nombreuses villes commencent à s’engager dans la plantation de micro-forêts pour relever les enjeux écologiques d’aujourd’hui et de demain. Par exemple, Lyon, depuis 2017, a mis en place le Plan Canopée qui vise à planter 3 000 arbres par an. Toulouse a, quant à elle, mis en terre 1 200 arbres, en mars 2020, sur un terrain de 400 m2. Nantes a, pour sa part, l’objectif de planter et de préserver l’équivalent de 2 000 terrains de football à l’horizon 2030-2050.

 Troisième piste bis :  Villes éponges ou villes perméables

Tout ce qui est dit au titre 6 pourrait être relié au concept de ville éponge qui voit son apparition dans les années 2000. La transformation d'une ville en ville éponge nécessite en effet de changer les cadres de planification juridique et ses outils appropriés pour adapter les systèmes d'infrastructure de collecte, stock et de traitement des eaux pluviales. Et ici la modernisation du SCOT pourrait être une opportunité. Pour rappel la partie urbanisée du territoire est de 1600 ha. (pour 800 mm d’eau de pluie  par an en moyenne, soit 8 000 m³ d’eau par ha, x 1 600 ha = 12 800 000 m³ d’eau qui ruissellent vers où ?). Pour info la totalité de l’eau pompée pour les usages du territoire est de 5 500 000 m³ par an et de plus ou moins 12 000 000 m³ par an sur la vallée de la Cèze. 

Voir https://publications.cerema.fr/webdcdc/les-essentiels/ville-permeable/ 

En résumé 

L'objectif d'une ville éponge contraste fortement avec le génie urbain conventionnel qui consiste à centraliser et à accumuler l'eau, à accélérer le ruissellement par le 'tout tuyau', et à lutter contre l'eau par des murs anti-inondation et des barrages (voir article Wikipedia, note n°5). Par exemple, il s'agit de jouer sur les revêtements et leur porosité ou leur perméabilité, mais aussi sur la végétalisation des murs ou des sols afin de permettre l'infiltration des eaux de pluie. 

Le concept de ville éponge s'appuie sur des techniques alternatives de gestion des eaux de ruissellement urbain. Aussi, les effets de l'infiltration, de purification par la végétation et des zones humides sur la qualité de l'eau permettent à la ville d'envisager une redistribution des eaux de pluie dans les réseaux. Les espaces verts urbains et les masses d'eau urbaines - les zones humides artificielles, les jardins pluviaux, les toits verts, les espaces verts en retrait, les fossés d'herbe et les parcs écologiques - sont les « corps d'éponge » centraux. Ainsi, pour lutter contre la fragmentation écologique, la ville éponge peut permettre la construction de corridors écologiques, le renforcement des connexions entre les parcelles et la formation d'un réseau de trames bleues et vertes. 

 Étapes de mise en place : 

Bien comprendre la réglementation entourant la gestion des eaux pluviales. Limiter l’artificialisation des sols : c’est l’objectif du « zéro artificialisation nette » (ZAN) d’ici à 2050, fixé par la loi Climat et résilience de juillet 2021. 

https://www.ecologie.gouv.fr/lancement-du-premier-plan-national-dactions-gestion-des-eaux-pluviales 

La France lance un plan national d’actions qui parle de : l’adaptation des villes au changement climatique : nature et végétalisation en ville, lutte contre les îlots de chaleur urbains, etc. devient une nécessité. 

Et ici un article de la banque européenne d’investissement qui met en avant le financement des projets d’adaptation des villes https://www.eib.org/fr/essays/urban-climate-adaptation/ 

Dans notre cas (révision du SCoT) cette évolution doit se faire au cas par cas chaque ville ou village du territoire a ses spécificités, le SCoT doit prendre en compte ceci. 

Règle de récupération et réutilisations des eaux pluviales en milieu urbain, infiltration dans les sols, désimperméabilisation systématique là où c’est possible. Ci-après une fiche qui permet de comprendre les moyens de désimperméabiliser. https://www.cerema.fr/system/files/documents/2022/11/2022_plaquette_desimpermeabilisation.pdf 

Comment financer une opération de désimperméabilisation ? 

Les financements peuvent être directs via les Agences de l’eau si le projet de désimperméabilisation est couplé avec l’introduction de techniques alternatives de gestion des eaux pluviales pour infiltrer et/ou réutiliser les eaux de pluie déconnectées du réseau. Ils peuvent être indirects en fonction des objectifs et de la nature du projet (lutte contre l’effet îlot de chaleur urbain, restauration de continuité écologique, renaturation pour expansion des crues, végétalisation de toitures, friches urbaines en renouvellement, aménagement d’espaces publics, etc.). L’objet principal de l’opération n’est pas uniquement la désimperméabilisation des sols, mais peut comporter d’autres volets qui peuvent mobiliser d’autres sources financières.

Ce que dit la loi :

 https://artificialisation.developpement-durable.gouv.fr/sites/artificialisation/files/fichiers/2023/11/ZAN%20DP%2027nov23_VF.pdf 

 

 Les exemples extérieursVoir exemple  communes de Boigny sur Bionne  projet lancé en 1990 https://www.capitale-biodiversite.fr/experiences/gestion-forestiere-des-bassins-dorage.  

Bassins d’orages  https://www.guidebatimentdurable.brussels/citernes-bassins-dorage-0#quelles-sont-les-diffrentes-formes-de-bassins-dorage   

Et pour aller plus loin : les dispositifs pouvant servir de bassin d'orage :

Dispositif | Noues 

Dispositif | Toitures stockantes 

Dispositif | Jardins de pluie 

Dispositif | Toitures vertes 

Dispositif | Fossés 

Dispositif | Tranchées ou massifs enterrés 

Dispositif | Massifs stockants 

Dispositif | Structure Aléolaire Ultra Compact (SAUL) 

Les dispositifs en lien avec les bassins / citernes d'orage :

Dispositif | Régulateur de débit 

Dispositif | Citerne de récupération 

Vue d'ensemble des dispositifs du Dossier | Récupérer l'eau de pluie 

https://www.theurbanist.org/2023/02/08/urbanism-101-what-is-a-sponge-city/ en anglais

https://www.demainlaville.com/la-ville-eponge-modele-de-resilience/ Bouygues immobilier

https://www.afd.fr/fr/carte-des-projets/ville-eponge-repenser-gestion-ressource-eau-quartier-hedong-mianyang (ici un projet en Chine de l’agence française du développement : pourquoi pas en Cèze Cévennes ?).



 

Actualités

Document de synthèse établie par TEECC à l’usage de la Communauté de Communes Cèze-Cévennes

 

 sujet : énergies Thème ; environnement-urbanisme 

1 Constats

( Source https://www.picto-occitanie.fr/geoclip/#c=report&chapter=ges_oreo&report=r10&selgeo1=epci.200035129 )

Consommation d'énergie par secteurs en 2021

 

MWh

%

CC de Cèze Cévennes

Occitanie

CC de Cèze Cévennes

Occitanie

Transport routier128 73844 359 56840,037,5
Résidentiel141 71235 881 87744,030,3
Tertiaire33 56816 306 02210,413,8
Industrie11 15817 989 6533,515,2
Agriculture6 5953 906 9482,03,3
Total321 771118 444 069100,0100,0



Source : ORCEO - DREAL - 2021

En 2021 la consommation énergétique du territoire à été de 321 771 mw/h, toutes énergies confondues. 44 % est consommée par le résidentiel soit 142 000 mw/h, 40 % est consommé pour le transport 132 000 mw/h .

170 000 mw/h de cette consommation est issue de produits pétroliers et gaz.

Actuellement 40 000 mw/h sont produits en En R Thermique (Bois) 

La facture énergétique du territoire était de 44 millions d’euros en 2021 soit 2 380 euros par habitant. 

Source : https://www.picto-occitanie.fr/geoclip/#c=report&chapter=conso_tot&report=r10&selgeo1=epci.200035129 


 

Les impacts immédiats et prévisibles

En 2021 le territoire émettait 51 000 TeqC/GES soit 2,7 TeqC/GES par habitants. Nous ne parlons ici que des Gaz à Effet de Serre issus de la consommation d’énergie ce qui ne comprends donc pas les émissions dues à l’usage de pesticides, engrais, etc.. Le total de émissions de GES sur le territoire est de 58 000 TeqC/GES soit 3,02 TeqC/GES par habitant qui ne comprennent toujours pas la consommation de biens importés dont la fabrication à engendré des productions de GES au-delà de nos frontières. Les émissions de GES dues à la consommation totale des citoyens en France sont d’environ 8,2 TeqC/GES par habitant par an en 2020. source : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat-2022/9-panorama-francais-des-gaz-a

 

Pour rappel l’objectif des accords de Paris sur le climat est de 2 TeqC/GES par an par habitant en France pour atteindre la neutralité carbone et donc mettre un frein au réchauffement climatique.

Tant que nos émissions et la consommation ne descendent pas sous cette barre le réchauffement climatique s’accélère



 Les pistes de réflexion

En dehors de l’isolation thermique des bâtiment, de la valorisation de la filière bois et de la mise en place de la mobilité électrique.

les solutions pour le territoire pourraient être :

la géothermie

le photovoltaïque

mobilité à air comprimé

Les exemples extérieurs

Géothermie

1- le territoire de Cèze Cévennes a un passé minier important et plusieurs villages et villes ont sous leurs sols un réseau de galeries inondées, actuellement plusieurs villes et territoires en Europe profitent de ce fait pour mettre en place des réseaux de chaleur exploitant ce fait. La Grande Bretagne (avec une analyse de réseau pour un village South Seaham Garden Village voir https://www2.groundstability.com/wp-content/uploads/2020/02/04-Sustainable-Energy-SGV-District-heating-opportunity.pdf en anglais) , les Pays Bas, Canada, Espagne (dans les Asturies voir https://www.hunosa.es/energia/ en espagnol.

Le projet Asturien est soutenu par les fonds FEDER coûts et financements de la région. Description ci-dessous

Chauffage urbain Pozo Fondón Phase I

L'engagement ferme en faveur de la géothermie se poursuit avec un deuxième réseau de chauffage qui utilisera l'eau du puits Pozo Fondón dans la commune asturienne de Langreo, un projet qui a bénéficié d'une subvention de 1,1 million d'euros du FEDER pour un investissement estimé à 2,2 millions d'euros.
Pour l'instant, ce système de chauffage urbain dessert le centre de santé La Felguera, un immeuble résidentiel et le centre sportif de Langreo, liste à laquelle de nouveaux clients peuvent encore s'ajouter compte tenu de la capacité du réseau.

Chauffage urbain Pozo Fondón Phase II
Dans le but d'étendre l'approvisionnement à quatre clients supplémentaires, d'améliorer l'efficacité de l'installation géothermique et de réduire la dépendance à l'égard du pompage de l'eau de mine, une deuxième phase du projet a été développée, consistant en une hybridation avec des chaudières à biomasse d'une puissance de 1,5 MW. Le projet a bénéficié d'une subvention FEDER de 0,49 million d'euros pour un investissement estimé à 1,1 million d'euros.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite) ) 

Impacts positifs :

une économie de 67 % d’émissions de Co² par rapport a des systèmes classiques.

une forme non visible d’économie circulaire en effet sur certaines mines ici un pompage existe pour évacuer les trop plein.

une possibilité de mettre en valeur le patrimoine miniers,

Délais de mise en place 2 a 3 ans

analyse du projet par l’université d’Oviedo https://www.unioviedo.es/catedrahunosa/index.php/energia-geotermica/ en espagnol

Il apparaît que malgré un investissement initial est important le rendement financier du système est meilleur que tout autre type de solution à posteriori et les émissions de GES sont quasi inexistantes.

Freins : 

- financiers : si le coût initial semble élevé, les deux projet présentés ont été financés par la région d’Asturie, et le fonds FEDER, l’Occitanie veut devenir la première région d’Europe à énergie positive et les fonds feder existent sur l’Occitanie et sont sous exploités.

- Telluriques : de cèze Cévennes est classée en « risques telluriques modérés » il faudra donc évaluer ce risque en fonction des lieux d’implantation des projets.

- humains : nous n’avons pas pu trouver de mouvements d’opposition à ce projet, au contraire

2- Uzès deux projets dans le cadres de sa politique zéro carbone de la comcom locale.

Le chauffage des bâtiments du siège de la communauté de communes (voir dossier de presse https://france.vinci-construction.com/wp-content/uploads/sites/2/2023/10/dossier-de-presse-power-uzes-ok-bd.pdf ) mis en place est une mise en œuvre de la géothermie avec 2 puits de 113 mètres de profondeurs avec récupération de chaleur en été sous le parking du siège de la communauté de communes.

le chauffage de la piscine et des quartiers des Amandiers et des Mûriers avec géothermie de surface. En l’occurrence, le système de géothermie de la future piscine se composera de canalisations souterraines à environ un mètre de profondeur sur 4 220 mètres linéaires et de 30 forages. https://www.objectifgard.com/politique/uzes-de-la-geothermie-pour-la-piscine-et-des-couts-en-moins-pour-les-locataires-des-amandiers-et-muriers-120238.php .


Le photovoltaïque 

170 000 mw/h de la consommation du territoire est issue de produits pétroliers et gaz.

Pour produire cette quantité d’énergie en photovoltaïque, il faudrait installer 70 ha de panneaux solaires. En pensant que cette production solaire est annuelle. Donc plus d’électricité produite en été qu’en hiver.

Là une réflexion est possible sur la recherche de ces surfaces . 1600 Ha de notre territoire est urbanisé, est-il possible de trouver ces 70 ha sur cette surface ? Parkings, toitures, pourquoi pas le long des routes ou au dessus ? Un projet de ce genre existe en Autriche (voir photo).

Également l’Europe à calculé la production énergétique potentielle en installant de haies e panneaux photovoltaïques double face le long des routes et voie ferrées et ce potentiel est énorme. Une solution pour nous ? Voir ce lien un peu long mais ! En Anglais en dessous un résumé en français.

https://pdf.sciencedirectassets.com/271969/1-s2.0-S1364032124X00040/1-s2.0-S1364032124000674/main.pdf?X-Amz-Security-Token=IQoJb3JpZ2luX2VjEFkaCXVzLWVhc3QtMSJIMEYCIQCK1a%2FTuwB7SmKfuErULWIa29k1AQFqbqtjeqovWpoDRgIhAMpTZLmhvHIZxykvVfEO6oN%2FzvfiMHuJIAjhwgt5pQm4KrIFCHIQBRoMMDU5MDAzNTQ2ODY1Igxyqd6VHoEj9ug3rm8qjwXL9rYEeJsuoxNGfs6l7ZkDYfUkm2DdNn0zkcPfVO%2Bg7EYP%2FJNxm3TtaTyBvWrkHqUF6Ivq0bzGcOhnN8JY6yesvZjdmbbFkTU43X3vUf%2BWub3IXkEb2DLJPptaY3O0ac5tn205%2BhrG32SopiuiG%2BaBdIEqTFal%2F%2B%2FWDKD44bb1%2FOtOagUJLR21X%2FkJ8t9SnaOuz1NIZORrP%2FjCEW%2FXjppFkAZXvNmCtTlL5xzyYvC0wcr47qkQkRE6mAaqXT9nAcDO3Z7TWx4cFrEg7AoZtkJM70ursMq%2FXi7h6Dq0U1%2F7ggR5N4mGyqQrQqbcqX7GONfjzkskktSvac5eD3DAF0MrwD5nB%2BtTzKNYQjus52ksHMJ9HqTMVLF%2FP4NIcgiDfhanVB2C32p7BQxhDw9Ba3KkYqzbx7tTP7%2FynDZRzpAaTWjsTK70gqDclOVJYflI9B9gEN4SHOZzk9ayuOmR2dPv4Ukh1KA0MuaHD%2FihruuqoPJ2KxikTH5InD3qn5wx8u98vJN1rvugA7hbcLhv0Wi3UyJy79oORZVWDX1fl9exgX%2B4r%2BJOYwDJF8mRvotFNgboadh87hiHI34uMPTiCJZ8CgPubasF1%2FQuxdYV8t%2BSXnSPEHLa0fy1OBPTAaYJG4XecMOoo6eq42OWLd6f6%2FgP7lpzJmjdaP4tSgprveqnf4afujP%2BeP0SaeH3SwpYFy7yBobrBP4TNS4nfCxHI%2Bw9v2xYB%2Fj9T9mk8jupZ19v7d632YAf5s5WEJaS2rbayDrv%2BEiwHwAajAYR2TmIvFjWfUjixaGOUFrM958KmP370SbARASGNKAGiUKC6mYwx962JywhHY6NhARRaTLvU7K93RsJj1lu%2FkDNymRiu56UMJnY%2F68GOrABrxbv8ehYomb4h%2FRyCcKqmpZC3sRhXwH8vBgkU9XZhIpNqOQApFBjIvkbP3PNnJBBV%2B9%2BFylElO35OHR9z5XvcZ%2BsjWqUk6uL2S7LYrgMDUJKYv5XVckaAdWk9YKLcAaKhWZsxc5j%2FWIBmZJjR%2FQUPyfnNoqyN%2BM2LYTwhe%2F64hXkQZuCjP4YU%2Fb2zKiZ7KcmkndkDxZ%2Bes07bsUmsuokxgMTNSf0npvtLsGgeqi6M88%3D&X-Amz-Algorithm=AWS4-HMAC-SHA256&X-Amz-Date=20240324T095655Z&X-Amz-SignedHeaders=host&X-Amz-Expires=300&X-Amz-Credential=ASIAQ3PHCVTY3LWU5CHS%2F20240324%2Fus-east-1%2Fs3%2Faws4_request&X-Amz-Signature=31095d5e3096b6b2adbd525854a606f84c14f621371f1c7a290517577402b84a&hash=575a37bbd554c1b376fa833d2d02f9f2902b46974adfe6247a65faf601022112&host=68042c943591013ac2b2430a89b270f6af2c76d8dfd086a07176afe7c76c2c61&pii=S1364032124000674&tid=spdf-86befb1a-4320-4abc-9deb-3a88dd80cb19&sid=2cb12a9b63116347a748ead553f28088a371gxrqb&type=client&tsoh=d3d3LnNjaWVuY2VkaXJlY3QuY29t&ua=00105850565b02055b5a&rr=8695cb44f93d0078&cc=fr

résumé en français : https://www.revolution-energetique.com/voici-le-potentiel-delirant-des-haies-solaires-le-long-des-autoroutes-et-voies-ferrees-en-europe/

un projet marseillais voir : https://www.caminteresse.fr/environnement/a-marseille-bientot-des-panneaux-solaires-au-dessus-des-autoroutes-11188114/

un projet en Suisse sur le réseau de voie ferrée https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-suisse-va-installer-des-panneaux-solaires-sur-les-rails-de-train-1464303

Impacts positifs : 

- une telle implantation le long de voies ferrées (ligne Alès Bessèges), ou au-dessus de voies carrossable pourrait être mieux acceptée par les habitants. L’eau récupérable s’écoulant des panneaux solaires au dessus de routes, ne serait pas polluées par des polluants de la voie de circulation empruntée par les véhicules et pourrait être stockée pour des usages agricoles ou réinsérée dans les nappes.

- indépendance énergétique du territoire accrue, possibilité de développer la mobilité énergétique avec la production locale.

- rentable sur 12 ans, durée de vie 30 à 40 ans, rentabilité financière entre 3,5 et 4,5 % l’an. 200 KwH/Crête à l’hectare. ( https://mypower.engie.fr/conseils/energie-solaire/informations-solaires/le-champ-de-panneau-solaire-une-centrale-solaire-au-sol.html )

Impacts négatifs :

- capacité du réseau d’absorber l’énergie produite lors des production aux heures de midi en été sans doute insuffisante.

- nécessité d’installer des moyens de stockage des surplus d’énergies produites ( batteries, chaleur, hydrogène, air comprimé )

- aspect visuel contestable dans certains cas

Délais de mise en place

Freins : 

- une étude d’impact environnemental. Elle est souvent demandée entre 300 kWc jusqu’à 1 MWc et obligatoire au-dessus d’1 MWc. Au-delà de 1 MWc, il est impératif de mener une enquête publique. 

- coût d’investissement élevé entre 500 et 800 Euros le kwC ( https://mypower.engie.fr/conseils/energie-solaire/informations-solaires/le-champ-de-panneau-solaire-une-centrale-solaire-au-sol.html )



 

Mobilité à air comprimé :

On peut rêver !!! Une vielle invention française à remettre au goût du jour ?

Elle n’est pas polluante : la voiture à air comprimé n’a besoin d’aucune substance chimique ou toxique pour fonctionner et ne dégage aucun gaz polluant, ce qui la rend très écologique ;

Sa production est peu coûteuse : la production de la voiture à air comprimé est moins onéreuse que celle des voitures électriques ou à moteur thermique ;

Son chargement est rapide : la voiture à air comprimé peut se recharger en un temps record. En 3 minutes seulement, vous pouvez obtenir une autonomie de 200 km pour un coût de 2 euros et l’air existe sur le territoire pas besoin de l’importer, en plus une fois compressé il est refroidi à -60 °C ce qui le stérilise, donc l’air renvoyé après usage est plus pur que l’air utilisé au départ.

https://www.demainlaville.com/le-vehicule-a-air-comprime-une-invention-meconnue-qui-pourrait-revenir-au-gout-du-jour/ + https://www.anthosairpower.com/solutions/mobilite/ + https://pro.mobicoop.fr/mobilite-voiture-air-comprime/ 

Actualités

SYNTHÈSE DES PREMIÈRES RENCONTRES BIODIVERSITÉ ET TERRITOIRE AYANT EU LIEU À MONTPELLIER, LES 12 ET 13 DÉCEMBRE 2023, À MONTPELLIER (ARENA SUD DE FRANCE, MONTPELLIER

1 / L’Introduction est faite par Agnès Langevine, Vice-Présidente de la Région Occitanie.
Madame Langevine précise que trop peu de SCoT prennent actuellement la Biodiversité en considération. Il faut donc, selon elle, faire de la pédagogie et porter des projets, en incluant les acteurs locaux. Qu’ils soient politiques, entreprises ou encore particuliers. De là dépendent, résilience, adaptation et atténuation du changement climatique (qui fait fortement pression en Occitanie). Il faut donc porter le message dans l’espace public et politique.


2 / Sarah El Haïry, Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité pour la présentation de la Stratégie Nationale Biodiversité 2030.
La SNB 2030, c’est 40 mesures et 200 actions très concrètes qui s’articulent autour de quatre axes :
- Réduction des pressions sur le vivant
- Restauration des Écosystèmes PARTOUT où cela est possible
- Mobiliser TOUS les acteurs pour y parvenir COLLECTIVEMENT
L’État considère, selon Madame El Haïry, que de par les rapports de l’IPBES (GIEC de la Biodiversité, nous ne pouvons plus être ignorant de notre impact. Tout cela dans le but de mettre en place les « Cadres mondial pour la Biodiversité » adopté à Kunming-Montréal. Cette SNB a pour but d’être territorialisée et installe les COOP Régionales. C’est cela qui amorce les RBT. Chacun est responsable du citoyen jusqu’à l’État, en passant par les entreprises, les collectivités, les associations. Il faut, selon Madame El Haïry, agir collectivement pour ré-imaginer notre rapport au vivant.
Projets à proposer : Déclinaisons des COP Régionales en COP Intercommunales. Créer des Conseils / Secrétariats « Junior » dans les communes pour décliner encore ces COP Intercommunales et les rendre accessibles à la jeunesse. Celle-ci doit « ré-imaginer son territoire pour son avenir »


3 / Temps de parole de l’Office Français de la Biodiversité avec Olivier Thibault, DG de l’OFB.
Ces Rencontres Biodiversité et Territoire sont parrainées par les Régions et Département de France, l’association des Maires, la Fédération des SCoT, la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de
France et le Ministère de la Transition Écologique. Il faut, selon Monsieur Thibault, se prendre par la main, pour changer les choses. Chacun à notre niveau. La résilience n’est possible que si la Biodiversité n’est en bon état. Le concept d’interdépendance est ici mis en avant. Il faut savoir ce que l’on a, quand, où et dans que l état de conservation. Mise en avant des Atlas de la Biodiversité Communale (ABC )
Projet à proposer : Sensibilisation autour des concepts élémentaires. Mobilisation citoyenne en faveur des opérations de terrain et de suivi des populations. Sensibilisation des jeunes par des ateliers, des animations…


4 / Cecilia de Lavergne, Directrice de l’Eau et de la Biodiversité au Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion Territoriale
Sa vision :
Diminution de l’artificialisation des sols, de moitié, d’ici 2030. Protéger plus et mieux en terme de renaturation avec une mise en avant d’une réduction des produits phytosanitaires. De moitié d’ici 2030. Plan Ecophyto. Replanter 50 000 Km net de haies. Suppression de la totalité des obstacles aux continuités écologiques. 50000 ha de zones humides restaurées et 300 plans de conservation des espèces d’ici 2030
Question à amener : Qu’en est-il de cette renaturation avec la pause Ecophyto et les revendications dernières autour de la diminution du ratio prairie ?
Projets à amener : Sensibilisation autour des espaces de terrain privés en terme de conservation (superficie environ 4 fois supérieure à toutes nos surfaces protégées en France) et aux IAE.


5 / Pr Luc Abbadie, Pr Émérite en écologie à Sorbonne Université
Il met en avant la sensibilisation autour de l’Interdépendance, de la variabilité et de la productivité – plus un espace est riche en espèces, plus il est productif). Il évoque l’interaction de 10 000 000 d’espèces environ dans des notions écosystémiques en balayant rapidement une soixantaine de crises du vivant parmi lesquelles, les 5 majeures, leurs causes et bien sûr la 6eme et sa cause. Enfin, il est abordé une lecture de la Biodiversité dans son ensemble. Spécifique, génétique et écosystémique. Il aborde les capacités d’adaptation par des cycles de vie court et par la diversité génétique. Concernant l’état de la Biodiversité, il le considère catastrophique. Avec la perte de prés de 80 % de vertébrés depuis 1970, à l’échelle mondiale. Perte de 1 % par an des populations d’oiseaux en milieu agricole ou bâti, en France. Cette perte là n’existe pas en milieu forestier, preuve en est que plus la pression anthropique diminue, plus les espèces sont présentes.
Projets à proposer : Approche de la Biodiversité dans son ensemble et de la nature (PEN = Plan d’Éducation à la Nature). Apaiser les débats et mettre des mots sur des maux dans les milieux conflictuels.


6 / Une table ronde pour terminer
Les thèmes abordés sont des exemples pour nous afin de les aborder possiblement dans des animations, conférences :
Susciter la curiosité, Utilisation des ABC auprés de la communauté, Intégration des ABC dans les PLU avec une mise en place de coefficients de Biotopes et mesures contre les EEE (Espèces Exotiques Envahissantes), Désimperméabilisation des sols, ORE (Obligations Réelles Environnementales) pour les propriétaires fonciers. Permis de végétaliser pour les autres auprès des Mairies. Intégrer le tissu associatif dans la protection et la restauration de l’environnement et de la Biodiversité en appui avec les organes compétents (OPIE, OFB, ONB, ONF…). Plan Local d’Éducation à la Nature, Transversalité, avec pour but de mettre la nature au coeur des politiques publiques, les labels pour les municipalités (Territoires engagés pour la nature par exemple) et enfin les concertation citoyennes avec les plus jeunes si possible.
A l’issue de cette table ronde, les participants se dirigent vers des ateliers pour mettre tout cela en musique.

Actualités

Pourquoi le prix de l’électricité était parfois négatif pendant les fêtes ?

Sur le marché de gros de l’électricité, les prix sont loin d’être stables, reflétant la fluctuation constante de l’offre et la demande en énergie. Dans cette dynamique, il arrive parfois que ces tarifs descendent en dessous de zéro, comme c’était le cas durant les fêtes. Bien qu’étonnante, une telle situation est relativement fréquente au cours de l’année.

Lire la source

Événements

Quel avenir pour notre alimentation ?

Journée Conférence / Atelier / Débat avec buffet défi locavore et bas carbone® de Stéphane Linou

Samedi 27 janvier 2024 de 10h à 16h 
Ferme de la Bégude - 1000 route de Barjac - 30500 Saint-Victor de Malcap

Journée organisée par l’association TEECC (Transition énergétique et environnementale
en Cèze-Cévennes) : Des citoyens habitant mobilisés pour mettre en lumière toutes les pistes sérieuses face au dérèglement climatique et à l'accentuation des vulnérabilités de tous les systèmes économiques, sociétaux et environnementaux.

Présentation

Notre système d’approvisionnement alimentaire est d’une grande fragilité et une rupture d’approvisionnement pourrait générer de graves difficultés. Sommes-nous prêts à une pénurie alimentaire sur notre territoire ? Car il n’existe aucun plan de secours en cas de rupture !

D’autre part alors que le débat sur la gestion de la ressource en eau commence à se tendre, comment retrouver une terre vivante, dynamique, et surtout en capacité de stocker de l'eau, voire de limiter les crues ?

Les pistes concrètes existent.  

Re-consolider notre système alimentaire relève de la responsabilité non seulement de nos élu.e.s à ce tous les étages de la pyramide, mais aussi de chacun de nous, citoyen.

Cette journée permettra d’explorer ces pistes. Remettre en état nos sols pour, les enrichir pour qu’ils s’adaptent au changement climatique. Renfoncer et relocaliser notre système alimentaire et prévenant le risque de rupture d’approvisionnement.

Le buffet défi locavore et bas carbone® de Stéphane Linou viendra illustrer très concrètement un système alimentaire vertueux.

Il prouvera qu’on peut manger bien, localement, bas carbone et à prix réduit.

Il répondra au cahier des charges exigeant et précis de Stéphane Linou et les journalistes présents pourront vérifier que le défi a été relevé et le cahier des charges respecté, à savoir, buffet réalisé avec des produits :

  • Provenant de moins de 51 km
  • Impact bas carbone suivant la grille d’analyse Agribalyse de l’ADEME
  • Pour un prix maximum de 9.5€/personne

Et un repas bien présenté, convivial, mettant en valeur les producteurs locaux et qui soit un plaisir pour les papilles !

Chaque plat sera présenté, expliqué, les producteurs des produits comprenant ce menu seront présents. On évoquera également les freins liés à la production locale.

Les élus du territoire, concernés et engagés sur cette thématique, les agriculteurs, les producteurs et les citoyens se retrouveront lors de cet évènement pour échanger et s’interroger et partager un bon repas du terroir.

Programme

10h : Conférence / Débat : « Quel avenir pour notre alimentation » animé par Stéphane LINOU, spécialiste de la sécurité alimentaire et pionnier du mouvement Locavore en France 

A partir de 10h et tout au long de la journée : Atelier "Vie du Sol" avec Pierre Buch Berger agriculteur du territoire à la retraite

12h : Buffet défi locavore et bas carbone® de Stéphane Linou

Réalisé avec des produits locaux, de saison, disponibles sur un rayon inférieur à 51 km, bas carbone et à prix réduit.

Buffet offert aux participants sur réservation obligatoire : https://my.weezevent.com/defi-locavore-bas-carbone ou 06 95 53 60 05

14h :  Atelier /débat : Sol, Eau et autonomie alimentaire

  • Projection de la vidéo « le cri de la terre » de Louis Julian, viticulteur à la retraite, homme d’expérience et impliqué sur les thèmes de la qualité des sols et leur régénération
  • Atelier "Vie du Sol" avec Pierre Buch Berger agriculteur du territoire à la retraite
  • Débat « Sol, Eau et autonomie alimentaire » avec Louis Julian et Gérard Augé formateur, agriculteur à la retraite Agronome et spécialiste des sols
Événements

« La théorie du boxeur » l’agriculture face au défi climatique

TEECC a le plaisir de vous inviter à la projection en avant première du film : 

« La Théorie du Boxeur » l’agriculture face au défi climatique

Cette projection suivie d’un débat avec le producteur Nathanaël Coste, aura lieu le jeudi 30 novembre à la Maison de l’Eau Allègre les Fumades à 18h

Entrée libre mais réservation conseillée au 06 95 53 60 05 ou teeccgard@gmail.com 

Vagues de chaleur, sécheresses, gels tardifs ou ravageurs, le climat se dérègle et notre agriculture doit bifurquer…

Oui, mais vers où ? Nathanaël Coste qui a précédemment réalisé le film « En Quête de Sens », enquête dans la vallée de la Drôme pour comprendre comment les agriculteur.rice.s s’adaptent, tout en questionnant la résilience alimentaire de nos territoires. 

Site du film: https://www.latheorieduboxeur.fr/ 

L’équipe de TEECC (Transition énergétique et environnementale en Cèze Cévennes)
Nous appelons à mettre le climat, l’environnement et la biodiversité au centre de toutes les décisions individuelles et collectives qui touchent notre cadre de vie

Événements

Végétalisation et désimperméabilisation

UNE POSSIBILITÉ D’ADAPTER NOS VILLES ET VILLAGES AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

Dans le cadre de la réflexion sur la révision du « Schéma de Cohérence Territoriale de Cèze Cévennes » (SCoT)

TEECC VOUS INVITE A LA
CONFÉRENCE DE JEAN-FRANÇOIS DAURES
ARCHITECTE

LE 17 novembre 2023 A 18h00

COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE CÈZE CÉVENNES 120 ROUTE D’UZÈS PROLONGÉE
30500 SAINT-AMBROIX

Dans cette conférence suivie d’un échange avec la salle, Jean François Daures propose de nous exposer le concept, les avantages et les impacts d’une végétalisation et d’une désimperméabilisation de nos espaces de vie. Il nous présentera quelques exemples de végétalisations en France et en Europe. La conférence sera suivie d’un verre de l’amitié et d’un petit en-cas (énergétiques…)

Jean-François Daures est un architecte Français né en 1972.

Auteur de plusieurs brevets sur l’autonomie en architecture et plus particulièrement au sujet de la végétalisation de la ville, il fonde au début des années 2000, son agence Vision® et la société Greenwall®. Lauréat du Green Business Award / BFM TV en 2010, il réalise partout en Europe, plusieurs milliers de mètres carrés de murs végétaux dont le record du monde en 2010 à Milan. Il publie en 2011, aux éditions Eyrolles, le livre « Architecture végétale », considéré comme fondateur sur cette technologie innovante et écologique pour adapter la ville au changement climatique.

Lauréat de plusieurs prix d’architecture, dont le Grand-prix National de construction durable en 2019 de l’association Construction 21, et le premier prix de l’innovation au salon Batimat 2022, il réalise des bâtiments éco construits, autonomes, végétalisés et s’attache à démontrer la viabilité de la construction circulaire et décarbonée avec ses « bâtiments-paysages » qui sont de véritables biotopes habités, évoluant sans cesse parce que vivants.

Il participe depuis 2013 au groupe de recherche et d’actions « homme & nature » baptisé GraHomNa qui se réuni chaque mois au Collège de France et vient de publier un ouvrage collectif issu d’une réflexion systémique et transversale des 21 membres du groupe, tous venus d’horizons divers.

Ce livre paru en février 2022, aux éditons Humensciences est baptisé : « Sapiens, métamorphose ou extinction » Sa contribution est livrée sous la forme de deux chapitres :

  • métamorphose de l’habitat
  • vers la ville de la biodiversité

Il prépare un ouvrage monographique complet à paraître en 2023 aux éditions Muséo / Gallimard. GraHomNa prépare un nouvel ouvrage sur l’adaptabilité de nos sociétés aux enjeux environnementaux.

Actualités

Les petits pot’ins de teecc

Bonjour à tous et toutes,

Nous espérons que le mois d’Août a commencé sous les meilleurs auspices pour chacun d’entre vous.  

Comme initié le mois dernier, nous réitérons une rencontre ce 25 août 2023.

Encore une rencontre?  Eh oui, nous avons l’intention de pérenniser  ces échanges.  « Les petits pot’ins de Teecc » débarquent

Où? même choix que le mois dernier, le bord de Cèze, chez Cap Canöe Route de Barjac à Saint-Ambroix.

A quelle heure? à partir de 17h30 jusqu’à 19h…
Qui peut venir? Tout le monde, qu’il soit habitant de Cèze Cévennes ou touriste,…  Associations, particuliers, …  Tout un chacun peut venir, dans la mesure du possible en nous informant préalablement (juste pour organiser notre intendance)  Nous allons d’ailleurs faire un podcast pour lancer l’invitation dès lundi 7 sur Radio Cèze ainsi que sur le site internet

Pour quoi faire? Juste pour le plaisir de nous voir… échanger sur nos dernières actualités (que ce soit le concours, le groupe de travail sur l’eau, les conférences à venir,…), présenter Teecc à toute personne souhaitant se joindre à nous, et profiter de produits locaux et d’un verre offert par l’association.
Alors, à tous vos agendas…  Et merci de le partager autour de vous…  Plus on est de fous, plus on rit
A très bientôt

Actualités

Qu’est-ce que le temps de retour énergétique et à quoi sert-il ?

Pour produire de l’énergie, il faut d’abord en dépenser. Cette quantité dépend de la technologie elle-même : pétrole, solaire, nucléaire…

La notion de temps de retour énergétique permet d’évaluer cette énergie de démarrage et de la comparer à celle obtenue. Ainsi, l’on peut savoir quelles sont les sources d’énergie les plus « rentables ». Mais, permet-elle vraiment de conclure définitivement ? Non, car ce n’est pas si simple.
Voila donc le début de l’article que nous vous proposons de lire.

Un commentaire de Daniel Suchet « le principal problème de l’EROI est que c’est une grandeur marginale (combien coûte et combien rapporte 1 panneau, 1 baril, 1 centrale) dont on veut se servir pour extrapoler à long terme (faut il développer telle ou telle filière). Hors développer 1 milliard de panneaux, ce n’est pas développer 1 milliard de fois 1 panneau. D’une part l’amélioration des technologies améliore l’EROI, d’autre part le périmètre pertinent pour faire le calcul change quand le système énergétique change en profondeur. »

https://www.revolution-energetique.com/dossiers/quest-ce-que-le-temps-de-retour-energetique-et-a-quoi-sert-il/

Actualités

Réchauffement climatique : menaces sur un habitat fissuré

Connu et à l’œuvre depuis longtemps,le phénomène des fissures dans les murs dues au réchauffement climatique s’est fortement amplifié depuis les années 2010 et encore accéléré depuis 2020.

On estime aujourd’hui à plus de 10 millions le nombre des maisons individuelles menacées, sans parler donc des immeubles – soit 50% du parc français en danger car construit sur des sols argileux très sensibles au retrait. Ce phénomène de gonflement-rétractation ( RGA) provient du mouvement des sols argileux qui se gonflent d’eau lorsqu’il pleut et se rétractent ensuite en séchant.

Les propriétaires des maisons fissurées sont les premières victimes du réchauffement climatique. Le RGA n’est indemnisé que si un arrêté ministériel reconnaît un état de catastrophe naturelle et cette reconnaissance est complexe, rare, peu souvent fondée scientifiquement.

D’après la caisse centrale de réassurance, la sécheresse de 2022 devrait coûter près de 3 milliards d’euros aux assureurs – un record ! Le « risque sécheresse » est le premier poste d’indemnisation du dispositif « catastrophe naturelle ». Or un grand nombre de demandes d’indemnisation de sinistres ne sont pas prises en compte à ce jour – c’est dire l’ampleur et l’urgence du problème.

EELV ( Europe Écologie Les Verts) a dépose une proposition de loi destinée à élargir les critères très restrictifs de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle et à améliorer les indemnisations par les assureurs.

C’est un drame pour de très nombreux propriétaires qui ont travaillé toute leur vie pour acquérir une maison, souvent modeste, devenue brutalement ni habitable ni revendable. Un meilleur dispositif législatif permettrait de traiter le problème de façon précoce, évitant le pire car le temps dégrade immanquablement les habitations affectées qui ne sont rapidement plus sauvables. Il permettrait aussi d’éviter à l’avenir trop d’erreurs de construction ( absence d’étude de sol, choix adapté des matériaux et techniques etc).

G.Suchet 17/05/2023

Actualités

Énergies : enjeux, objectifs et moyens

INVITATION A LA CONFÉRENCE-TABLE RONDE DE DANIEL SUCHET

LE 13 MAI 2023 A 18h30

A LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE CÈZE CÉVENNES – 120 ROUTE D’UZÈS PROLONGÉE
30500 SAINT-AMBROIX

Énergie verte et énergie grise, énergies renouvelables et énergies fossiles, transition et facture énergétique, la notion d’énergie est omniprésente dans notre quotidien. Cette apparente familiarité est parfois trompeuse : de quoi parle-t-on vraiment lorsqu’on parle d’énergie ? Dans cette présentation, Daniel Suchet propose de revenir à la définition du concept, pour identifier les points communs et les différences de ses multiples usages. Il sera fait ensuite un état des lieux de l’énergie en France et dans le monde. Puis la présentation d’une grille de lecture des objectifs et des moyens de la transition énergétique qui permet de situer les enjeux actuels du domaine (changement climatique, approvisionnement gaz, parc nucléaire…) et de discuter des choix que notre société aura nécessairement à faire ou à subir.

La conférence sera suivie d’une table ronde où seront discutées les perspectives d’avenir en terme  d’avancées scientifiques et industrielles, d’environnement, d’économie et de politique. Les enjeux locaux et régionaux seront également débattus et feront l’objet d’échanges avec le public, invité à intervenir soit directement dans le débat, soit en envoyant ses questions à l’avance à l’adresse mail teeccgard@gmail.com .

Fin des débats prévue à 20H00, précédée d’un verre de l’amitié et d’un petit en-cas (énergétiques…)

Daniel Suchet

Maître de conférences (IPVF, École polytechnique)
Chercheur à l’Institut du Photovoltaïque d’île de France
Directeur adjoint du centre interdisciplinaire Energy 4 Climate (E4C, IPParis)
Editor in chief of Emergent Scientist (EmSci)

Actualités

E carburants et/ou la fin des moteurs thermiques en 2035 ?

Ja, nein, aber, vielleicht, (1) … résument les dernières positions allemandes sur la question de la fin décidée par l’UE des moteurs thermiques en 2035. Cette remise en question a été immédiatement interprétée comme une résistance au tout électrique. On en a profité pour inventorier tous les défauts de cette technique : batteries polluantes, insuffisance de ressources en matières premières, difficultés de recyclage, prix trop élevés hors de portée des ménages modestes etc.

Pourtant, Volkwagen s’est engagé sur un programme de 180 milliards d’euros d’investissement dans l’électrique, c’est dire la place de ces futurs véhicules dans sa stratégie.

En réalité, il s’agit bien plus de laisser la porte ouverte aux carburants de synthèse.

Les « e-caburants » semblent avoir toutes les qualités : ils sont produits sans pétrole, mais à base de CO2 et d’électricité bas carbone. L’eau est divisée en oxygène et en hydrogène vert, par un processus chimique d’électrolyse. L’hydrogène vert, combiné à du gaz carbonique est ensuite transformé en « e-fioul » par un processus chimique et par raffinage. Ils ne dégagent pas de gaz à effet de serre et peuvent être utilisés sur les systèmes de motorisation à combustion existants : énorme avantage, évitant de mettre au rebut un savoir faire où les constructeurs allemands sont leaders.

Trop beau… évidemment. D’une part, le processus de fabrication est complexe et très énergivore, L’«e-carburant » , beaucoup plus cher que les carburants issus du pétrole, serait alors destiné aux véhicules haut de gamme, grosses berlines et SUV ( spécialité allemande) – ce qui représenterait à tout point de vue un choix plus que discutable. D’autre part la ressource en hydrogène vert est limitée et sera mobilisée par l’accès à l’énergie décarbonée, objectif européen et bien commun dont on estime qu’il nécessitera 7 fois plus d’électricité et d’hydrogène propres d’ici à 2050. A nouveau, on voit mal comment serait justifiée son utilisation à destination de clients privilégiés.

Dans tous les cas, les investissements pour développer les moteurs électriques ou la production d’ »e-carburant » sont colossaux et nécessitent des marchés sécurisés en quantité comme en durée. L’orientation de l’UE et des économies occidentales vers l’électrique laisse peu de perspective aux carburants de synthèse, du moins dans leur définition industrielle actuelle- à moins …d’une prochaine révolution technique de la production d’électricité et d’hydrogène.

G.SUCHET 25/03/2023

(1) Oui, non, mais, peut-être 

Actualités

Transition énergetique, toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises (?)

Le (?) du titre traduit une triste réalité, mais réalité positive quand même : la guerre en Ukraine aura fait plus pour la transition énergétique que les COP et nos gouvernements.

Les grandes avancées, scientifiques, sociales, politiques se font sous la pression des bouleversements, des accidents, des ruptures de l’histoire. En l’occurrence la guerre en Ukraine aura fait basculer les énergies carbone vers les renouvelables plus vite et plus sûrement que nous ne le pensions.

A dire vrai, on craignait l’inverse avec la réouverture des centrales à charbon pour compenser nos approvisionnements en gaz russe. L’augmentation de 35% du recours au charbon entre mars 2021 et mars 2022 n’a pas continué et la production d’électricité à partir de ce combustible a été inférieure dans les mois qui ont suivi à celle de l’année précédente.

Selon le rapport du think tank EMBER publié ce 31 janvier l’éolien et le solaire ont produit conjointement, en 2022, plus d’électricité (22%) en union européenne que le charbon (16%) et, même, que le gaz ( 20%).

Il semble que les pays européens soient effectivement déterminés à éliminer progressivement le charbon et le gaz !

Ceci dit, le bilan sur l’année 2022 reste négatif. La production d’électricité à base de charbon a augmenté de 7%, entraînant une hausse des émissions de gaz à effet de serre de près de 4%. On craignait bien pire sous l’effet de la guerre – ce qui n’est toutefois pas une satisfaction.

Deux phénomènes conjoncturels ont eu des conséquences défavorables : l’exceptionnelle sécheresse de l’été 2022 – dite la pire depuis 500 ans – a drastiquement réduit la production d’hydroélectricité ( env. -20% par rapport à 2021) et , d’autre part, l’arrêt d’un grand nombre de réacteurs nucléaires en France ainsi que la fermeture de progressive des dernières centrales allemandes ont fait chuter la production nucléaire de 16% par rapport à 2021. La France, par son déficit de production et son besoin d’importation, a notablement contribué à l’augmentation de la production d’électricité a base de charbon en Espagne et en Allemagne.

L’éolien et le solaire ont largement compensé le besoin en électricité avec des hausses de 24% pour le solaire qui représente 7% de l’électricité européenne et de 15% pour l’éolien.

Complétons le tableau en observant la nette baisse de la consommation depuis octobre 2022 : douceur des températures, baisse des besoins industriels et – peut-on vraiment y croire ? – modération de la consommation des ménages par un changement de comportements.

On peut espérer une poursuite – voire une accélération – de cette amélioration en 2023 : reprise des productions hydraulique et nucléaires, déploiement de l’éolien et du solaire, confirmation de comportements vertueux (?) et climat tempéré. Dans un rapport de décembre 2022, l’Agence Internationale de l’Énergie ( AIE) jugeait que la crise mondiale avait «  déclenché une dynamique sans précédent en faveur des renouvelables »

Entre espoir et réalité beaucoup de choses peuvent se passer…Gardons à l’esprit que la production d’électricité en UE reste d’origine très fossile , à hauteur d’environ 40% et nucléaire à 22% – le reste des autres sources cumulées ne représentant que 38%.

G.SUCHET 23/02/2023

Actualités

La nature, notre objet ou personne morale ? « les arbres doivent-ils pouvoir plaider ? »

Cette question a été posée en 1972 par le juriste américain Christopher Stone(1) dans la première théorie juridique des droits de la nature. Il contestait au nom de la « Mineral king valley Sierra Club » le droit de détruire des séquoias millénaires pour édifier un parc de loisirs Disney.

La question est celle de la domination totale de l’homme, maître et seigneur de la nature, vue comme un objet d’exploitation, devenue surexploitation, menant à terme à la destruction du vivant.

Conférer une personnalité juridique à la nature -ou à un écosystème- lui permet de se défendre contre nos abus en portant le préjudice dont elle est, ou sera, victime devant les tribunaux. Elle n’est plus, de ce fait, l’objet d’une procédure instruite par l’homme mais le sujet disposant ainsi de moyens de défense bien plus importants. Dans le cas de C.Stone(1), il fut débouté par la justice au motif que son action n’était pas légitime car son association ne défendait pas ses intérêts propres. L’échec de la plainte de C Stone a débouché sur l’idée d’octroyer une personnalité juridique aux séquoias (1) La saisine d’un tribunal directement par la nature ou par un de ses éléments a, par ailleurs, toutes chances de mobiliser l’opinion publique et de faire l’objet d’une certaine médiatisation.

La notion de personnalité morale a été conférée aux entreprises au 19 ème siècle. Cette « fiction juridique » peut tout à fait s’appliquer à des éléments de la nature.
L’ idée a maintenant une histoire et commence à se faire jour dans certains milieux préoccupés par la défense de notre environnement.

La reconnaissance de ces droits peut s’appliquer soit à l’ensemble de la nature, soit à certains de ses éléments ou écosystèmes ( lacs, forêts, fleuves …)

Dans les exemples récents, on trouve :

  • L’Equateur, pionnier dans le domaine, où les citoyens se sont prononcés par référendum en 2008 en faveur des droits de la « Pachamama » ( la terre mère) contraignant la justice à refuser les
    permis d’implantation de mines jugées incompatibles avec les droits fondamentaux d’un parc naturel et des espèces qui y vivent
  • La Nouvelle Zélande, en 2014, a attribué par son parlement des droits à des milieux de vie, reconnu la personnalité juridique du parc « Te Uremera » et, en 2017, au fleuve Whanganui
  • L’Espagne – premier pays européen à s’aventurer dans cette voie, a fait voter en 2019 par son sénat les droits de la Mar Menor, lagune d’eau de mer près de Murcie. Cette lagune mourait des pesticides, engrais et nitrates utilisés en très grande quantité pour faire de ce territoire le jardin maraîcher de l’Europe
  • La France , pourtant politiquement opposée à l’idée, a récemment reconnu des droits aux îles Loyauté ( Nouvelle Calédonie). La récente loi sur les délits d’ « écocides » de 2021 sanctionne les atteintes graves et durables à la nature – première étape vers une reconnaissance de ses droits ?

Nous avons une relation d’asservissement patrimonial à la nature, seulement considérée comme ressource productive et exploitable sans limite. Cette façon de nous positionner au sommet de la pyramide du vivant nous conduit à oublier que la protection de droits fondamentaux des droits humains passe par la préservation des milieux de vie et des autres espèces.

Le but de la démarche de reconnaissance morale n’est pas d’opposer les droits humains à ceux de la nature mais de trouver un juste équilibre favorable à tous. Jusqu’où ne pas aller trop loin ?
Les opposants – très majoritaires à ce jour – à cette idée mettent en avant le risque de paralysie économique, de rejet de tout projet industriel et une atteinte grave à la liberté des agriculteurs, propriétaires de terrains ou exploitants touristiques. Ils n’ont pas forcément tort . Comme toujours, la vérité n’est pas absolue – pour autant qu’elle existe …

Mais, pourquoi ne pas faire confiance à nos démocraties, à notre culture du droit, aux justes avancées sociétales et à notre capacité à trouver les équilibres-garde fous » ?

En Espagne, dans le cas de la Mar Menor, la composition des gardiens de la lagune est tripartite :
les représentants du gouvernement et des citoyens, nommés pour un an, chargés de représenter la lagune en justice – les représentants de la vie économique : tourisme, agriculture, pêche, associations de quartier… – un comité scientifique chargé d’évaluer la santé de la lagune et de conseiller sur sa restauration. Et ça marche !

En Nouvelle Zélande les gardiens du fleuve Whanganui » sont à égalité, un Maori pour un représentant du gouvernement

En Equateur, tout citoyen peut agir contre un projet contraire aux droits de la nature
Dans aucun de ces cas, scrutés de très près par les médias, les instances gouvernementales et les opposants au principe il n’a été noté de dérives, d’exagérations ou de conflits nuisant sérieusement aux activités humaines.

Faisons confiance à notre justice, à des juges spécialement formés et décidant collégialement en toute conscience des priorités : ils peuvent ordonner la destruction d’une maison pour rendre son lit à une rivière – évitant une nouvelle inondation en cas de crue – et, le lendemain, autoriser EDF à refroidir ses réacteurs nucléaires en cas de sécheresse et canicule même si cela doit réchauffer le fleuve et décimer les poissons.

Pour aller plus loin et faire preuve d’imagination, on pourrait peut-être travailler à un nouveau statut juridique, complétant la liste actuelle : choses- humains- personnalité morale par une quatrième notion juridique dédiée à la nature ?

G.Suchet 31/01/2023

(1) Christopher Stone – cf la réédition de « le passager clandestin – les droits de la nature » « Le Pommier » par les juristes de l’association
« notre affaire à tous »

Références et sources pour cet article – à consulter pour approfondir la question :

  • Sophie Gosselin – « la condition terrestre, habiter la terre en commun » Editeur Seine
  • Erena Ranginarie Omaki Ransfield Rhőse – Nouvelle Zélande – « groupe harmonie avec la nature »
  • Laurent Neyret – professeur droit et environnement
  • Marie-Angèle Hermitte – juriste
  • Corinne Lepage – ancienne ministre – avocate
  • Marie Calmet -avocate – ONG « Wild Legal »
Actualités

Nucléaire, russie, notre forte et discrète dépendance

On parle du gaz, du pétrole, du charbon mais pas de notre dépendance à la Russie en matière d’énergie nucléaire.

Rosatom, créée en 2007 par V .Poutine pour regrouper toutes les activités nucléaires des secteurs publics, militaires et privés, est un mastodonte de 300 entreprises impliqué dans plus de 50 états et la quasi totalité des pays nucléarisés, dont la France. Sur près de 440 réacteurs nucléaires dans le monde, 80 sont de conception russe ( VVER *) mais, surtout, Rosatom est fortement impliquée dans toute la chaîne d’approvisionnement, de livraison d’unités clés en main, de transformation, de conversion*, d’enrichissement*, de retraitement*, d’expertise…

Malgré la guerre en Ukraine, échappant à toute restriction, contrainte ou sanction, l’activité nucléaire russe continue de prospérer. Selon le « World Nuclear Industry Status Report » sur 53 réacteurs en cours de construction en 2022, 20 sont russes, dont 17 hors de Russie. Actuellement des projets sont signés avec la Turquie, l’Egypte, l’Inde, le Kirghizistan, la Hongrie pour 34 unités et 140 milliards de dollars.

La Russie fournit 25% des besoins en uranium naturel des 93 réacteurs américains, 20% de l’UE et contrôle la totalité de la circulation du deuxième fournisseur : le Kazakhstan – donc près de 45% de nos approvisionnements français dépendent de la Russie.

Rosatom représente également 25% du marché européen de la conversion* et 31% de celui de l’enrichissement*. La France a opté pour le retraitement * de l’uranium et Rosatom détient avec son usine Seversk de Tomsk en Sibérie, la seule unité en mesure de recycler l’uranium issu des combustibles utilisés dans ses 56 réacteurs. En cas d’arrêt de ces échanges avec la Russie, l’uranium issu des combustibles usés serait à considérer comme un déchet à gérer et non une matière réutilisable – et voici donc un sérieux problème environnemental de plus.

A l’avenir ? Les réacteurs dits de 4 ème génération ont besoin d’uranium enrichi de près de 20% que seule la Russie est en mesure de fournir à ce jour. On voit donc que notre dépendance porte autant sur la technologie et la capacité industrielle que sur la matière. C’est donc sans surprise mais au prix de quelle amertume et de quels reniements que le combustible nucléaire russe échappe à toute restriction ou sanction. Si des sanctions étaient appliquées il faudrait des années pour disposer de capacités fiables de conversion, d’enrichissement, voire plus basiquement d’expertise, vu notre inertie dans ces domaines depuis trop longtemps.

La guerre en Ukraine bouscule toutefois les lignes et engage les états et entreprises occidentales à reprendre la main. Orano et Framatome en France, la Suède, Westinghouse aux USA, Urenco anglo-germano-néerlandais lancent des programmes de développement de la filière. Encore faut-il que les états définissent une ligne politique ferme et claire garantissant un retour sur investissement en évitant, par exemple, le retour sur le marché des produits russes à court ou moyen terme.

Winston Churchill disait en Mai 1940 à Neville Chamberlain, qui refusait l’entrée en guerre de l’Angleterre, « vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur : vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Ne devrions nous pas nous inspirer de cette remarquable vision, de l’histoire, de l’évidence des trahisons et reniements stratégiques, systématiques des despotes comme V.Poutine pour, enfin, prendre notre destin en main et affronter collectivement les moments difficiles mais surmontables qui en découleraient ? 

G.S 10/12/2022

* voir lexique

Lexique :

Uranium naturel : principaux fournisseurs : Russie, Niger, Kazakhstan, Ouzbékistan, Australie,
conversion et enrichissement : l’uranium naturel doit être converti en hexafluorure d’uranium, puis enrichi ( augmenter sa teneur en isotope 235) pour devenir un combustible utilisable.

Uranium de retraitement : En France, on retraite, en séparant les éléments combustibles usés pour en extraire des matières valorisables ( uranium et plutonium) et conditionner les déchets restants. On appelle « uranium de retraitement » l’uranium issu de ces combustibles.

Déchets radioactifs : il s’agit des résidus sans aucune utilisation ultérieure, contrairement aux matières radioactives

Réacteurs VVER : réacteurs à eau sous pression ( parc français) développés en Russie( « acronyme russe pour « water-cooled, water-moderated, energy reactor)

Sources :

  • Mark Hibb, spécialiste politique nucléaire au « Carnegie Endowment for International Peace »
  • Marc Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre énergie et climat de l’institut français des relations internationales
  • Paul Dabbar, ex secrétaire adjoint du ministère américain de l’énergie
  • Phuc-Vinh Nguyen, expert à l’institut Jacques Delors
  • Pauline Boyer, chargée de campagne transition énergétique et nucléaire Greenpeace
  • Marjorie Cessac et Perrine Mouterde, Le Monde
Événements

Vendredi 28 octobre teecc organise une conférence avec serge zaka

Sécheresse, canicule, inondations, cette année s’est illustrée par des phénomènes météorologiques extraordinaires, chez nous comme ailleurs. Si cela devait devenir les standards climatiques des années à venir, comment serions-nous impactés ?  

Nous avons donc le plaisir de vous inviter à une conférence avec un agro climatologue, qui pourra nous éclairer, dénouer le vrai du faux, et nous présenter les perspectives d’avenir.

Serge Zaka est spécialisé dans la gestion et la prévention des risques dus au changement climatique.  Son intervention abordera la question de l’eau, de sa gestion et des conséquences sur les différents types d’agriculture et d’élevage ; elle sera suivie par un échange de questions/réponses qui permettra à tout un chacun de mieux appréhender les années qui se profilent.

Conférence par Serge ZAKA

« Production agricole et changement climatique: quels impacts et quelles adaptations? »

vendredi 28 octobre 2022 à 18h30

Salle du conseil de la communauté de commune de Cèze Cévennes
120, Route d’Uzès Prolongée – 30500 St-Ambroix

Pour des raisons d’organisation, merci d’indiquer votre participation à la conférence par téléphone ou par mail.

BIOGRAPHIE DE SERGE ZAKA

Artisan-photographe d’orages et chercheur en agro-climatologie, Serge Zaka s’est découvert une passion pour la météorologie dès l’âge de 8 ans. En dépit de son jeune âge, il passait de nombreuses heures à observer le ciel et nourrissait son intérêt à travers la lecture d’ouvrages scientifiques. Après avoir élaboré des tendances climatiques au niveau de sa région, il adhère à l’association Infoclimat à l’âge de 14 ans, structure au sein de laquelle il développe sa passion au point de devenir l’un des administrateurs. Alors qu’il est âgé de 16 ans, le futur agroclimatologue participe à sa première chasse aux orages avec des membres plus âgés de son association : le coup de foudre est immédiat.Serge Zaka choisit l’agriculture et effectue des études à l’institut Agrosup Dijon au sein duquel il devient ingénieur agronome à 22 ans. Il poursuit son cursus universitaire jusqu’au doctorat en agroclimatologie obtenu à 26 ans à l’INRAE de Lusignan.

Il s’oriente ensuite vers la recherche et la modélisation scientifiques pour étudier l’impact des changements climatiques sur l’agriculture.

avec le soutien de la Communauté de Communes de Cèze-Cévennes

Événements

Conférence de Cédric Nouis à la communauté de communes de cèze-cévennes

Dans le cadre du Projet Alimentaire du Territoire (PAT) de Cèze-Cévennes, Cédric Nouis agriculteur-maraîcher va nous présenter son travail ce jeudi 25 août à 18h30 dans les locaux de la Communauté de communes ( 120 route d’Uzès prolongée – 30500 Saint-Ambroix).

Cédric Nouis exploite une micro ferme, Victoria per cor à Saint-Sauveur de Cruzières, en maraichage bio-intensif inspiré du modèle Jean-Martin Fortier. Sa démarche tend à économiser les ressources (eau et intrants), adapter ses productions à sa terre et aux contraintes climatiques, et malgré tout assurer une production rentable de légumes de qualité . Son modèle est-il reproductible, le PAT peut-il aider d’autres « Cédric » à s’installer sur ce modèle et donc à rendre notre territoire adapté aux aléas climatiques à venir et auto-suffisant pour son alimentation ? Rendez-vous jeudi 25 août pour le savoir

Actualités

Peut-on perdre nos glaciers alpins ?

La réponse est oui , on va probablement en perdre l’essentiel avant la fin du siècle avec une hausse des températures de 2,7° et on les perdra assurément avec une hausse de 4°, ce qui nous menace clairement. Nous savons que nous n’éviterons pas une hausse d’au moins 2 ° sur la planète quels que soient nos efforts, beaucoup trop faibles et entrepris beaucoup trop tard. Or, 2° à l’échelle de la planète, ce sont plus de 3° dans les Alpes – et plus de 4 sur le bassin méditerranéen. Tous les glaciers situés à moins de 3000 mètres d’altitude sont déjà en train de fondre maintenant et ce sera le cas de ceux situés à moins de 3500 mètres, soit 85% des glaciers alpins.

La mer de glaces a perdu 850 mètres sur ses 12 kms, les Bossons en ont perdu 1100 et tous perdent plus d’un mètre d’épaisseur par an. Il y a bien plus de fonte de glace en aval que que de neige en amont. L’effondrement d’une partie du glacier de la Marmolada en Italie – entraînant la mort de 7 personnes ce 4 Juillet fait suite à de nombreux effondrements comme celui du glacier de Tête Rousse en 1892 – 175 morts – dû à la pression exercée par une poche d’eau de 100 000 M3.

Cette question de la création de poches d’eau est particulièrement importante : Christian Vincent avertit «  si la base (du glacier) passait de froide à tempérée elle laisserait circuler l’eau, de sorte que le glacier situé sur des pentes raides glisserait sur son socle rocheux »

Ce sont des millions de mètres cubes de glace et de roches qui menacent de s’écrouler dans les années à venir.

Autre conséquence: la formation de lacs pro glaciares retenus par des moraines instables, sous les glaciers , qui menacent les vallées en aval.

Nous sommes sensibles aux phénomènes majeurs et, donc, médiatisés, comme l’avalanche de 3,1 millions de mètres cubes de roches du Piz Cengalo en Suisse en 2017 mais nous devrions nous inquiéter au moins autant des 1400 écroulements rocheux depuis 2007 dans le seul massif du Mont Blanc, soit plus d’ 1 tous les 4 jours, libérant chacun un volume de plus de 100 mètre cubes

Pourquoi ? Évidemment à cause du réchauffement climatique à l’œuvre depuis 1960 et très fortement accéléré depuis 2000. Martin Géménoz, climatologue CNRS et chercheur à l’institut des géosciences de l’environnement ( IGE de Grenoble) estime le réchauffement dans les Alpes à 0,5° par décennie en été depuis 1959, donc, plus de 3,5° à ce jour – ce qui est considérable

Par ailleurs, Christian Vincent, CNRS et IGE, a établi que le changement de l’albédo aggrave nettement la situation  « le manteau neigeux fond plus rapidement durant le printemps et l’été et laisse apparaître la glace dessous, qui absorbe d’avantage les rayons du soleil, ce qui réchauffe les sols et amplifie la fonte »

Le permafrost ( (sols, moraines, parois toujours en températures négatives) se réchauffe très vite – or la glace du permafrost est le ciment de la montagne. En fondant, elle libère des rochers et peut entraîner de gigantesques écroulement impossible à contrôler, voire à anticiper.

Certes , la montagne ne va pas s’écrouler mais la disparition de nos glaciers entraînerait d »énormes changements aux niveaux de l’habitat,de l’économie de montagne, de l’ensemble de la nature et de la végétation, du paysage, des loisirs, de la vie animale et signifierait malheureusement nombre de drames humains.

Attention aux termes utilisés pour parler de cette canicule – au niveau du gouvernement , des médias et entre nous : à la considérer comme « un épisode », un « accident climatique » qui « nous tombe dessus » nous évitons de voir qu’il s’agit bel et bien d’un changement climatique, d’entrer dans une nouvelle ère de fortes chaleurs chroniques qui exigent des mesures de fond, pérennes , structurantes et non de simples adaptations à un phénomène provisoire.

l’argument des climatosceptiques selon lequel la planète a toujours vécu des cycles de glaciation et de réchauffement est juste . Mais ils se trompent et freinent dangereusement les prises de décision urgentes, quand ils refusent obstinément de reconnaître que l’activité humaine accélère le phénomène à un tel niveau qu’il est en train de devenir hors de contrôle – c’est à dire de possibilité d’adaptation et potentiellement irréversible.

GS . 25/07/2022

Actualités

Les français favorables à des politiques climatiques, mais seulement si elles sont efficaces et justes

Un article trouvé sur Radio France qui résume une note publiée mardi 12 juillet, le Conseil d’analyse économique dresse un bilan de la perception des Français du changement climatique. Il donne des pistes sur la manière dont les politiques climatiques doivent être menées, pour recueillir le soutien de la population.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/les-francais-favorables-a-des-politiques-climatiques-mais-seulement-si-elles-sont-efficaces-et-justes-6214189